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Lyon, quelle semaine !
Posté par Pierre Ménès le 23 Septembre 2018

On va passer rapidement sur la victoire d’un Bordeaux plus réaliste sur une équipe de Guingamp désastreuse. Les Bretons qui jouaient pourtant le 19e à la maison et étaient parvenus à revenir après l’ouverture du score girondine d’une frappe lumineuse signée Kamano ont aligné leur 6e défaite en 6 matchs. Cette équipe fait beaucoup trop d’erreurs défensives. Le deuxième et le troisième but bordelais sont la conséquence d’un alignement catastrophique de la défense de l’En Avant. La situation devient très problématique. Voir des banderoles contre l’entraîneur au Roudourou, c’est quand même assez rare. Et cela ne va certainement pas aider le club à redresser la situation…

Et puis on attendait le PSG au tournant à Rennes. Et comme d’habitude depuis le début de la saison, Paris a joué une mi-temps sur les deux. La première a été très médiocre et les Parisiens ont beaucoup souffert face à l’intensité et l’agressivité mises par les Rennais, qui après deux belles occasions ont ouvert le score sur un corner dévié au premier poteau par Niang sur le dos de Rabiot pour un CSC. Mal à l’aise dans leur jeu et leurs passes, les Parisiens sont revenus grâce un très joli but de Di Maria. Comme je l’ai dit au CFC, c’est au moment où tu commences à avoir envie de tuer l’Argentin qu’il te sort une frappe sans contrôle de plus de 20 mètres dans le petit filet. 

Après le repos, Tuchel a effectué les modifications qu’il fallait en replaçant Di Maria à gauche et Neymar - qu’on n’avait quasiment pas vu avant la pause - en position de meneur de jeu. Là, le Brésilien s’est mis à distribuer des chocolats à ses coéquipiers. Le premier pour Cavani qui tire sur le poteau, le second pour Meunier qui trompe Koubek d’un tir croisé et le troisième pour le même Meunier qui centre pour le premier but de Choupo-Moting sous les couleurs parisiennes. En Ligue 1, cela suffit largement au PSG. Maintenant, on va voir si cette équipe est capable de faire deux bonnes mi-temps. Parce que face à Naples, devant l’Étoile Rouge et contre Liverpool au retour, c’est pendant 90 minutes qu’il faudra être bon.

Lyon, équipe de grands matchs

En clôture de cette 6e journée, on a eu droit en soirée à un bon OL-OM. La première période s’est achevée sur un score nul assez paradoxal : Lyon a en effet ouvert la marque en plein temps fort phocéen et Marseille a égalisé au coeur d’un temps fort lyonnais symbolisé par l’incroyable raté de Memphis qui avait la balle de 2-0 au bout du pied. Profitant d’une mauvaise inspiration de Gustavo, Aouar avait donc inscrit le premier but du match avant que, sur une perte de balle de Diop, Payet ne serve parfaitement Thauvin, le 6e but en 6 matchs pour l’ailier marseillais.

Et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé dans la tête des joueurs de Garcia, mais après le repos l’équipe s’est totalement liquéfiée, notamment sur le plan défensif où seul Sakaï a surnagé, les trois autres livrant une prestation désastreuse. A commencer par Gustavo, qui peut dépanner en défense centrale dans les petits matchs mais certainement pas sur les gros, ce qu’on avait déjà constaté l’an passé. Caleta-Car, après son premier match terrifiant à Nîmes, a encore une fois été inexistant et méchant qui plus est avec ce tacle sur Traoré qui lui a valu d’être exclu. Quant à Amavi, il a vécu un cauchemar tout le match face au même Traoré.

L’attaquant burkinabé qui n’avait pas débuté à Manchester mercredi a donc planté un doublé, Fekir inscrivant le quatrième but rhodanien sur un penalty insensé concédé par Strootman pour une faute sur l’intenable… Traoré. Une nouvelle fois, l’OL démontre qu’il est infiniment meilleur dans les grands matchs que face aux petites équipes qui n’ouvrent pas le jeu et face auxquelles il peine à trouver des solutions. Face à des équipes joueuses comme City et l’OM, ils ont les espaces pour développer leur jeu. Mais il n’y a pas que ça. Moi qui avais fustigé la faiblesse du jeu collectif lyonnais en début de championnat, j’avoue qu’hier soir on a vu une équipe où tous jouent les uns pour les autres. Cela fait une énorme différence.

Pierrot