Lyon patine, Marseille rumine

Posté par Pierre Ménès le 14 Janvier 2019

Avant de parler des matchs qui ont eu lieu vendredi et samedi, je vais attaquer ce post par ceux de ce riche dimanche, avec pour commencer la victoire de Rennes à la Beaujoire, sur un but de la tête de Da Silva. Un match que les Nantais ont dominé et qu’ils auraient pu ou dû remporter avec un peu plus de talent offensif. Monsieur Buquet a utilisé deux fois la VAR. La première fois à bon escient parce que le but de Diego Carlos avait été marqué de la main. La seconde, concernant la main de Johansson dans la surface, est moins évidente à juger. C’est presque à bout portant et le joueur ne fait aucun mouvement vers le ballon mais je reconnais aussi que son bras est un peu décollé du corps. Du coup, j’ai du mal à prendre position sur cette action mais je comprends la frustration des Nantais d’autant que ça fait quinze ans qu’ils n’ont plus battu leurs voisins à domicile. 

L’autre match entre Dijon et Montpellier a été relativement animé. Kombouaré avait renforcé le milieu de terrain afin de prendre moins de buts. Et Dijon a donc pris moins de buts et celui qu’ils ont encaissé l’a été sur une faute d’inattention générale de la défense sur un coup-franc rapidement joué par les Montpelliérains. Saïd avait auparavant ouvert le score d’une jolie frappe enroulée pour un nul final qui n’arrange aucune des deux équipes mais qui, côté DFCO, permet à AK de construire avec peu de confiance en poche.

Après sa qualification pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue obtenue à Lyon, Strasbourg a poursuivi son très bon début d’année 2019 en allant l’emporter 2-1 à Toulouse. Ils ont ouvert le score sur un beau but d’Ajorque, ont concédé l’égalisation sur un penalty que la VAR a mis six longues minutes a confirmer mais était bel et bien justifié et ont décroché la victoire grâce à une tête de Sissoko après une sortie pour le moins hasardeuse de Reynet. Le Racing est capable d’offrir deux visages bien différents cette saison. Compact et organisé comme on a pu le voir à Lille ou à Lyon et beaucoup plus offensif à la Meinau comme on a pu le vérifier récemment face à Nice. Il faut mettre cela au crédit de Laurey, un entraîneur très sous-coté en France mais qui fait un travail remarquable, notamment sur le plan tactique.

Une bonne soirée pour le LOSC…

Et puis en soirée, on a eu ce Marseille-Monaco qui, en début de saison faisait évidemment partie du top ten des matchs choisis par Canal+. Or au coup d’envoi, ce choc des saisons précédentes opposait le… 9e au 19e du classement. On a donc eu droit à un match « déséquilibré », avec 25 premières et 25 dernières minutes à l’avantage de l’OM et le coeur du match dominé par l’ASM. Alors bien sûr, l’équipe monégasque qu’on a vu évoluer hier soir ne ressemble plus vraiment à celle qui a traîné sa misère pendant toute la première partie de saison. Golovin et Rony Lopes sont de retour, Naldo et Ballo-Touré - auteur d’une formidable première heure de jeu - sont arrivés. Et puis bon, Fabregas… L’ancien Gunner va faire jouer cette équipe d’une façon différente et Monaco va rapidement laisser les dernières places du classement à d’autres. 

Quant aux Marseillais à qui on promettait l’enfer, ils n’ont pas évolué dans un climat aussi hostile qu’attendu. Sauf peut-être après le coup de sifflet final lorsqu’ils sont allés - assez courageusement il faut le dire - à la rencontre de leurs supporters. L’OM a ouvert le score sur un bon tir de Lopez sur lequel Benaglio est assez catastrophique mais a ensuite souffert de l’absence d’un avant-centre. Tout comme Monaco. D’ailleurs, si l’une des deux équipes avait joué avec un bon avant-centre, je pense qu’elle aurait remporté ce match. Maintenant, on constate que l’ASM est en train d’avancer à grands pas sur le dossier Batshuayi pendant que l’OM n’avance sur rien. En laissant Mitroglou sur le banc et en ne faisant entrer Germain que dans les arrêts de jeu, Garcia a peut-être aussi voulu montrer à ses dirigeants l’absurdité de la situation. 

À part ça, samedi le PSG l’a emporté sans frémir à Amiens avec un premier but sur penalty et une fin de match facilitée par l’expulsion d’Adenon et confortée par les réalisations de Mbappé et Marquinhos. Un match sans grand intérêt côté parisien, si ce n’est que Tuchel exprime de plus en plus son impatience quant à l’arrivée d’un milieu de terrain. Et il a bien raison. Et puis avant cela, Lille avait inauguré la journée vendredi en l’emportant à Caen, emmené par un Pépé une nouvelle fois étincelant, avec un but et deux passes décisives. Un joueur formidable que Lille a déjà de la chance de pouvoir garder jusqu’à la fin de la saison. Parce que cet été, il ne fait aucun doute qu’il quittera le Nord, et pour beaucoup d’argent. 

Une bonne soirée pour le LOSC puisque juste après leur succès en Normandie, Lyon a concédé un nul assez prévisible face à Reims. Après s’être fait éliminer par le bloc bas de Strasbourg, Lyon s’est cassé les dents sur le porc-épic champenois, qui a ouvert le score par Chavarria et a tenu jusqu’à l’égalisation de Traoré. Les Rémois ont largement mérité leur point, même si la VAR, en refusant le but de Traoré pour hors-jeu et en n’accordant pas un penalty pour une semelle sur le même Traoré, a quand même pas mal pesé dans la balance.  

Pierrot