Lyon et Paris suivent le rythme
Posté par Pierre Ménès le 12 Août 2018

C’est donc la première fois en Ligue 1 depuis 40 ans que 33 buts sont marqués lors de la première journée. Il faut aussi noter qu’il y a eu dix victoires. Donc, pas une équipe à un point et, c’est d’une logique implacable, trois victoires aujourd’hui après les sept d’hier. La première a été obtenue par Lyon face à Amiens, sans trop forcer. Des Lyonnais pas extraordinairement au point mais qui peuvent s’imposer sur la qualité individuelle de leurs joueurs offensifs. Un but inscrit par Traoré entre les jambes de Gurtner - pas super inspiré sur le coup - et un coup-franc sublime de Depay ont largement suffi au bonheur de Gones qui ont joué sur une pelouse innommable. 

On en a vu d’autres d’ailleurs ce week-end. Notamment samedi à Angers. Il faut croire que la canicule a fait des ravages sur certaines de nos pelouses, qui sont victimes de champignons. En même temps, je dis ça, je joue au jardinier distingué alors que ça n’a peut-être aucun lien. Mais je pense que ça a pu jouer. Bref, à 17h Strasbourg l’a logiquement emporté à Bordeaux face à des Girondins informes et rapidement mis sur le reculoir après l’expulsion très logique de Pablo, auteur d’une faute sur Ajorque en position de dernier défenseur. Ajorque qui a d’ailleurs rejoint son bourreau au vestiaire quelques minutes plus tard, victime d’une blessure à l’épaule.

À partir de là et jusqu’à la mi-temps, on a eu droit à une attaque-défense en faveur de Strasbourg. Mais avec un poids limité, vu l’absence des recrues offensives que Marc Keller cherche un peu désespérément. Et puis, en seconde période, le Racing a enfin trouvé l’ouverture sur une reprise au premier poteau de l’excellent Sissoko en provenance de Brest, avant un deuxième but magnifique sur une action collective superbe, avec une passe en retrait de Martin pour Da Costa qui marque à bout portant. C’est une belle victoire pour Strasbourg, qui avait déjà gagné 3-0 à Bordeaux l’an passé pour son retour en Ligue 1. Côté bordelais, Briand n’est pas rentré, De Préville non plus bref, il faut attendre avant de paniquer.

Et puis en soirée, entre la célébration de ses trois champions du Monde et les adieux à Pastore, le PSG version très jeune, avec six Français donc cinq formés au club, a facilement dominé une équipe de Caen qui a commis de trop grosses erreurs défensives pour espérer quoi que ce soit. Samba qui a succédé à Vercoutre a deux buts sur la conscience et le troisième signé Rabiot part également d’une perte de balle à 40 mètres du but caennais. Même avec ce PSG-là, la marche était trop haute pour Caen.

Neymar a joué avant-centre et est vraiment resté dans cette position. Il a marqué mais semble encore très court sur le plan physique. Kimpembé, Meunier et Mbappé vont être incorporés à dose homéopathique dans les prochaines semaines et l’équipe devrait commencer à tourner en septembre. En tout cas, on n’a rien vu de passionnant, rien d’étourdissant et rien non plus de véritablement instructif sur la méthode Tuchel. 

Pierrot