Lyon en grand "d'Angers"
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Gerland n'a pas eu le droit à la fête espérée. L'OL, qui n'a plus gagné depuis le derby face à Sainté, s'est encore incliné face à Angers. Monaco, toujours en veine à l'extérieur, en a profité pour passer devant au classement.

Après sept matchs, cette 17ème journée n'a encore accouché d'aucune victoire à domicile. J'insiste sur cette notion depuis quelques jours mais pour les clubs de Ligue 1, jouer trois matchs en une semaine, c'est trop. À l'image de Braithwaite, Moukandjo ou encore Larbi, les meilleurs attaquants des différentes écuries ont débuté sur le banc. On s'aperçoit aussi qu'il n'y a quasiment pas eu de but en première mi-temps mais beaucoup plus en seconde. Avec la fatigue, les espaces se sont créés, logique. À domicile, les clubs se sont montrés incapables de mener le jeu.

Caen, par exemple, s'est fait surprendre par une équipe de Lille repositionnée en 4-3-3 par Antonetti. Ce système fonctionne beaucoup mieux pour les Dogues, d'autant plus que sur les deux dernières rencontres, Benzia a marqué à trois reprises. C'est peut-être le compagnon de Boufal qui manquait au LOSC pour faire autre chose que des matchs arc-boutés devant Enyeama. Caen a manqué d'inspiration mais on ne peut pas non plus demander aux Normands d'enchaîner les belles performances à chaque journée.

Lorient, inexistant en première mi-temps à Toulouse, a réussi à renverser la situation dans le deuxième acte alors même que tous les autres clubs de Ligue 1 étaient encore dans les vestiaires. Grâce à deux buts consécutifs de Jeannot puis un troisième de Mesloub dans le dernier quart d'heure, les Merlus ont pris trois points contre des Toulousains qui retombent de haut après deux victoires consécutives. De son côté, Reims a été incapable de battre Troyes alors qu'Ajaccio et Nantes se sont neutralisés.

Finalement, c'est Monaco qui réalise pour l'instant la bonne opération de la journée. Comme d'habitude, les hommes de Jardim ont terminé sur un bon score à l'extérieur en marquant deux buts, après les trois inscrits face à l'OM dimanche dernier au Vélodrome. Alors que Carrillo a marqué son premier but face à Caen dans la semaine, c'est cette fois Traoré qui a réussi à en mettre deux. En fait, je pense que les Monégasques pourraient lutter pour le titre s'ils ne jouaient jamais à Louis II. Le problème, c'est que même s'ils se replacent très sérieusement au classement, il va falloir confirmer à domicile. Comme Marseille, qui aura un très bon coup à jouer demain sur son terrain face à Montpellier. 

 

Lyon gâche la fête

J'ai gardé pour la fin le dernier match de Lyon à Gerland. Pour l'occasion, les anciens étaient présents et un feu d'artifice a clôturé la journée. Pour le festif, on s'est arrêté là parce qu'une fois de plus, les Lyonnais sont passés complètement à côté de leur sujet. Hubert Fournier a proposé une composition d'équipe à la limite du suicidaire. Contre l'une des meilleures défenses du championnat, il n'a aligné qu'un seul milieu offensif et une pointe. Alors que tout le monde sait que le principal point fort d'Angers, c'est N'Doye sur les coups de pied arrêtés, le coach des Gones n'a rien fait - ou presque - pour contrarier le joueur du SCO. Koné, seul défenseur chargé de couvrir l'Angevin, n'est pas réputé pour son efficacité défensive. Entre parenthèses, notons qu'il n'y a que Angers qui a eu le flair d'aller chercher N'Doye, qui végétait un peu du côté de Créteil. Au-delà de son jeu aérien, ce géant est capable de jouer box-to-box du début à la fin. Je l'ai vu faire des sprints de replacement absolument hallucinants. 

D'un point de vue collectif, Angers reste Angers. C'est une équipe qui quadrille parfaitement le terrain, défend systématiquement à huit à la perte de balle, qui est très efficace sur les coups de pied arrêtés et qui s'est créée beaucoup d'occasions dans ce match contre un OL totalement apathique. Les Gones ont pourtant bénéficié de la mansuétude de l'arbitrage puisque Bedimo et Malbranque, qui ont blessé Mangani et Camara, n'auraient pas dû terminer la rencontre.

Jean-Michel Aulas, qui déteste virer des entraîneurs, a quand même eu un discours un petit peu alambiqué au sujet d'Hubert Fournier. Il a confirmé qu'il serait toujours là contre Valence et le PSG. Ça ne veut pas dire que ce sera le premier entraîneur de l'OL à s'asseoir sur le banc du Stade des Lumières contre Troyes le 9 janvier parce qu'aujourd'hui, Lyon est déjà à 19 points du PSG en 17 journées. 

 

Pierrot