Ligue 1 : mon équipe type de mi-saison
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
3 Marseillais, 3 Lyonnais, 2 Parisiens, 2 Stéphanois et 1 Lorientais entraînés par un Argentin : cette année, mon équipe type de mi-saison est éclectique et pèse 46 buts. Elle vous plaît ?

RUFFIER : J’ai longuement hésité entre Mandanda, revenu à un super niveau avec l’OM et le gardien de la meilleure défense de France, qui n’a encaissé que 12 buts en 19 matchs, dont 5 au Parc des Princes fin août. Ça en dit long sur les compétences défensives des Verts et de Ruffier, qui a régulièrement sorti des arrêts décisifs et fait gagner pas mal de points à son équipe.  

JALLET : Ce n’est pas la grosse bagarre à ce poste en Ligue 1. Alors le Lyonnais a des lacunes, tant défensives que dans son apport au jeu avec pas mal de déchet à la finition, mais il reste un excellent footballeur et n’a guère d’équivalent pour remonter le ballon dans le couloir droit. Et puis il a retrouvé une place dans le groupe France, ce qui fait de sa première partie de saison une vraie réussite. 

PERRIN : La valeur sûre de l’arrière-garde des Verts et même un peu plus que ça. Ce qui l’empêche d’avoir une vraie chance sous le maillot bleu, c’est que Varane, qui est indiscutable, doit être associé à un vrai stoppeur. Ce que n’est évidemment pas le capitaine stéphanois, sorte de libéro à l’ancienne dont la participation au jeu est très nettement au-dessus de la moyenne pour un défenseur central.

NKOULOU : Après une saison catastrophique l’an passé, il est revenu à son meilleur niveau. Toujours aussi à l’aise dans la relance, je le trouve désormais encore plus dur physiquement. Très belle première partie de saison pour le Camerounais, d’autant qu’il a été associé à des joueurs différents, ce qui n’est jamais simple en charnière centrale.

GUERREIRO : Le niveau est assez élevé à ce poste, avec Mendy, Maxwell ou encore Kurzawa. J’ai choisi de récompenser le jeune Franco-Portugais de Lorient, en pleine progression, qui a marqué des buts importants et montre beaucoup de fougue dans son couloir. Tout ce que j’aime chez un latéral.

GONALONS : Un élément capital dans l’équilibre de l’OL. Quand ça n’allait pas en début de saison, il a su taper du poing sur la table. Il est le leader de l’équipe, très présent au niveau de l’impact et de la première passe vers l’avant. J’ai du mal à comprendre qu’il soit si mal considéré par Deschamps, qui a fini par l’appeler lors du dernier rassemblement en remplaçant du remplaçant du remplaçant. Il mérite beaucoup mieux que ça.

VERRATTI : Le seul Parisien qui ait conservé son niveau cette saison. Après, ses défauts n’ont pas disparu : il reste une machine à avoir des cartons jaunes et prend parfois trop de risques dans des zones où il vaut mieux les éviter. Mais à côté de ça, au niveau dribbles de dégagement, organisation du jeu et remontée de balle, il n’a pas d’équivalent en Ligue 1.

LUCAS : Je disais ci-dessus que Verratti était le seul Parisien à avoir conservé son niveau, et c’est vrai. Lucas lui, est le seul joueur du PSG à avoir progressé. Et encore, je pense qu’il peut faire mieux. Il va tellement vite que parfois, il est en perte d’équilibre dès la sortie de son deuxième dribble. Quand il aura dompté cette vitesse, comme face au Barça au Parc - où il avait totalement bloqué Alba - il deviendra celui qu’on attend depuis deux ans. Pour l’instant, il est LE rayon de soleil dans la grisaille parisienne…

PAYET : Ce serait très injuste de rester sur sa mise à l’écart lors du dernier match. Il a fait une demi-saison éblouissante, tant au niveau des stats que de son influence dans le jeu. Des buts et des passes décisives remarquables, une constance dans la performance… Là où il doit encore progresser, c’est sur les gros matchs, à l’image de l’OM qui a perdu à Paris, Lyon et Monaco. Mais pour un joueur dont le club ne voulait plus, c’est une belle revanche. 

GIGNAC : Même si le sujet va revenir sur le tapis d’ici à la fin de la saison, il n’y a plus grand monde pour parler de son opulent salaire. Il marque, il est extrêmement impliqué, presque investi d’une mission. Personne ne peut mettre en doute son amour de l’OM et ses stats sont excellentes.

LACAZETTE : Le meilleur joueur de cette première partie de saison, avec 17 buts et 5 passes décisives en 19 matchs. Monstrueux. Il est d’une adresse diabolique devant le but. S’il continue à ce rythme, Lyon sera un sérieux candidat au titre. La prochaine étape pour lui, c’est de reproduire ces performances en équipe de France, où son association avec Benzema pourrait faire mal. 

Depuis le temps que je fais ces équipes-types sur le blog, nombreux sont ceux qui m’ont demandé de nommer aussi un entraîneur. Evidemment cette saison, c’est BIELSA. Il a révolutionné l’OM et transformé une équipe au bout du rouleau en machine à presser et à gagner. C’est très agréable à regarder. Je n’oublie pas Fournier, qui réalise un boulot remarquable à Lyon - dire que certains voulaient sa tête au bout de 4 matchs - et, pour finir, une mention spéciale à Kombouaré, lancé dans un pari fou avec Lens et qui est, pour le moment, dans les temps de passage. 

Pierrot