Ligue 1 : mon équipe type 2018-2019

Posté par Pierre Ménès le 30 Mai 2019

MAIGNAN : Le choix a été très difficile parce qu’on a un paquet de gardiens qui ont fait une grosse saison : Lopes, Lecomte, Sels et d’autres. Mais j’ai opté pour le gardien de la meilleure défense de Ligue 1, qui a beaucoup gagné en sûreté et en maîtrise. Il a été récompensé de ses très bonnes prestations par une convocation en équipe de France et mérite sa place dans cette équipe. 

LALA : Dans ce secteur de jeu, ce n’est pas la grosse bagarre. En gros, il y a Lala, Dubois et Aguilar. Sakaï aurait pu aussi concourir mais il a beaucoup joué à gauche cette saison. J’ai choisi le latéral strasbourgeois pour ses qualités de footballeur, sa régularité et son apport offensif (5 buts, 9 passes décisives). Lui aussi aurait mérité d’aller goûter à la sélection mais il faut croire qu’on ne peut pas être appelé en équipe de France quand on joue à Strasbourg, même s’il est vrai qu’il est très offensif et a souvent évolué sur un côté dans un 3-5-2. 

THIAGO SILVA : Pour se rendre compte de l’importance de Thiago Silva, il suffit de voir le nombre de buts que Paris a encaissé depuis la blessure de son capitaine en première période, à Lille. Il fait partie de ces joueurs dont on mesure la valeur lorsqu’ils sont absents. Il a été énorme pendant toute la saison, peut-être la meilleure de sa carrière parisienne. Les esprits chagrins feront remarquer que ce n’était pas toujours le cas en Ligue des Champions. Mais jusqu’à preuve du contraire, les boulettes face à Manchester ne viennent pas de lui. 

FONTE : Alors évidemment, une charnière Thiago Silva-Fonte ne serait pas forcément très cohérente sur un terrain, mais on est dans un concept d’équipe type, du coup le central portugais mérite totalement sa place. Son expérience, son calme et son jeu de tête ont apporté énormément au LOSC tout au long de la saison. Marquinhos s’est maintenu à un très bon niveau mais n’a pas totalement assuré le leadership défensif après la blessure de Thiago Silva. 

MENDY : Encore un poste où la concurrence est assez faible. Du coup, Mendy sort clairement du lot. C’est un joueur rapide, intelligent et offensif mais qui n’oublie pas de défendre. Il semble se diriger tout droit vers le Real, ce qui va faire un joli transfert pour l'OL. 

VERRATTI : Lui aussi, c’est quand il n’est pas là qu’on se rend compte de son importance. Il était le seul milieu de haut niveau du PSG cette saison, puisque Rabiot a joué la moitié de la saison et que Paredes n’a pas joué l’autre moitié. Toujours aussi doué techniquement et en progrès par rapport aux précédentes années.

THIAGO MENDES : Je ne sais pas pourquoi les dirigeants parisiens sont allés dépenser 45 patates pour Paredes alors qu’ils auraient pu avoir Thiago Mendes pour 30% de moins. C’est un excellent joueur, gros travailleur mais aussi très bon techniquement, doté d’une belle qualité de passe et d’une bonne frappe de balle. On peut supposer qu’il va quitter Lille cet été et il pourra montrer toute l’étendue de ses possibilités dans un club d’un niveau supérieur. 

DI MARIA : Ceux qui me suivent savent que l’Argentin n’est pas spécialement ma tasse de thé. J’avais d’ailleurs un truc avec lui : quand dans un match je commençais à avoir envie de le tuer, en général il plantait un but dans les dix minutes. Cette saison, des buts il en a mis 12 en y ajoutant 11 passes décisives et a pris beaucoup de responsabilités quand Cavani et Neymar étaient blessés. Il a commencé la saison avec la confiance de Tuchel et la lui a bien rendue. J’ai tout de même hésité avec Savanier, auteur d’une saison magnifique avec Nîmes.

NEYMAR : J’entends déjà les esprits chagrins disant qu’il n’a rien à faire là puisqu’il n’a joué que la moitié des matchs. Sauf qu’en 17 matchs, il a planté 15 buts et offert 7 passes décisives. Et puis de toute façon, on peut prendre le problème dans tous les sens, en terme de niveau il est de très loin le meilleur joueur de Ligue 1. Avant sa blessure, il avait pris une autre dimension à un poste de milieu offensif axial où il faisait jouer l’équipe, tout en prenant ses responsabilités quand il le fallait. J’ai encore en mémoire son match au Parc face à Liverpool. Si son métatarse le laisse tranquille en février prochain, on s’apercevra comme par magie que le PSG va faire une autre saison sur la scène européenne.  

PÉPÉ : Les chiffres (22 buts, 11 passes) parlent pour lui. Mais pas que. Il a un répertoire de dribbles assez étourdissant, il va vite, il a une bonne mentalité et il bosse. Comme Galtier, je vais regarder avec attention quelle sera l’identité de son prochain club, sachant qu’à mon sens il peut jouer quasiment partout en Europe. Avec l’intelligence qui le caractérise, il va choisir un club où il sera assuré d’avoir un temps de jeu conséquent.

MBAPPÉ : Vingt ans, 33 buts en 29 matchs. Pfff… que dire d’autre ? Certains préfèrent visiblement retenir ses déclarations ou son soi-disant boulard… Encore une fois, la France ne mesure pas sa chance d’avoir un joueur de ce niveau. Il est pro depuis deux ans et demi, il a gagné trois titres de champion, la Coupe de France, la Coupe de la Ligue et une Coupe du Monde. Beaucoup aimeraient avoir la moitié de ce palmarès sur l’ensemble de leur carrière. Il est évident qu’il jouera avant-centre la saison prochaine à Paris. Ce ne sera pas sans poser de problème à Tuchel, à moins que le coach allemand ne se décide à jouer avec deux pointes, ce qui est tout à fait possible. Ou que Cavani s’en aille. 

Coach - GALTIER  : Il avait eu des résultats avec Saint-Etienne en pratiquant un foot assez chiant. Avec un outil différent à Lille, il a prôné un football hyper vertical et porté sur l’offensive, avec notamment des contre-attaques létales. Et en terme de com’, c’est un sans-faute permanent, il est toujours juste dans ce qu’il dit. Franchement, je l’aime beaucoup.  

Pierrot