Les Olympiques s'enlisent
Posté par Pierre Ménès le 6 Décembre 2018

Cette 16 journée étalée sur deux jours de semaine a commencé mardi avec un Nice-Angers que j’ai eu le flair de ne pas regarder. Je pense que j’ai bien fait. J’ai vu en revanche la classe biberon de Monaco se battre avec ses tripes et l’emporter à Amiens sur deux penalties tirés par Falcao. Alors évidemment, on est très loin du projet de jeu que Thierry Henry recherche, mais pour le moment il est clair que l’urgence, c’est de prendre des points. C’est le cas avec cette victoire qui permet à l’ASM de sortir de la zone rouge et d’attendre le retour de ses innombrables blessés pour connaître des jours meilleurs.

Le match au sommet de ce mardi avait lieu à la Mosson, où Lille s’est imposé grâce à un super début de match. Pépé a d’abord obligé Lecomte à sortir un arrêt exceptionnel avant d’ouvrir le score sur un joli centre en retrait d’Ikoné. En face, les Montpelliérains ont clairement manqué d’imagination en attaque et malgré quelques belles occasions, dont deux frappes tout près des montants de l’excellent Aguilar, laissent donc le LOSC passer devant au classement. 

Mercredi, Dijon a battu une équipe de Guingamp qui n’y arrive toujours pas. Menés au score sur une jolie frappe de Jeannot, les Guingampais ont profité de l’expulsion de Lautoa en égalisant quelques minutes plus tard sur une volée de Coco à la réception d’un centre de Rebocho. Mais alors qu’ils poussaient pour tenter d’aller chercher les trois points, les Bretons ont été trahis par Jonhsson, auteur d’une énorme faute de main sur une frappe sans grand danger de Haddadi. Quand ça ne veut pas… Mauvaise soirée également pour le Stade de Reims, qui s’est fait surprendre par Toulouse à Delaune dans un match rugueux et accroché qui s’est joué sur un but opportuniste de Sylla et les nombreuses parades d’un Goicoechea inspiré. Une victoire à l’arrache qui donne de l’air aux joueurs de Casanova.

L’OM de mal en pis

De l’air, les Nîmois n’en manquent pas. En l’emportant logiquement mais sur le tard à Caen, les joueurs de Blaquart viennent de signer une troisième victoire consécutive. Bozok a ouvert le score au quart d’heure de jeu et Nîmes a eu plusieurs fois l’occasion de faire le break, mais les Normands se sont accrochés et croyaient sans doute tenir le point du nul après l’égalisation de la tête signée Oniangué à l’entrée des arrêts de jeu. Mais dans les dernières secondes, les Crocos ont arraché la victoire sur un dernier coup-franc de Savanier taclé dans le but par Landre. La révélation gardoise continue de surprendre alors que Caen marque le pas et s’enfonce dangereusement au classement.

Dans la lignée de son très bon match nul face au PSG, Bordeaux s’est offert une victoire à rebondissements sur Saint-Etienne au Matmut Atlantique. Menés au score sur un but de Diony après un gros travail de Cabella, les Girondins ont vite réagi en égalisant sur un but étrange de Briand, sur lequel Ruffier se rate et blesse au passage Subotic, ce qui occasionnera d’ailleurs de très longs arrêts de jeu et la sortie sur civière du défenseur serbe, envoyé dans la foulée à l’hôpital. Au terme d’une deuxième mi-temps hachée par les nombreux recours à la vidéo et les buts de Kamano sur penalty et de Khazri, les Girondins ont emporté la décision à la dernière minute du temps réglementaire sur un corner coupé de la tête par Pablo. Une excellente opération pour des Girondins qui ont intégré la première partie du classement.

Battu à Nantes après avoir pourtant mené deux fois au score, l’OM va de mal en pis. Même quand les Phocéens marquent deux buts à l’extérieur, ils se débrouillent pour en prendre trois. Un coup c’est l’attaque qui ne fonctionne pas, la fois d’après c’est la défense qui flanche… A l’arrivée, rien ne va. Les Joueurs de Garcia s’étaient mis sur les bons rails en ouvrant le score sur un tir sans contrôle de Sanson puis en reprenant l’avantage sur un penalty transformé par Thauvin après l’égalisation nantaise de Sala, auteur de son 12e but d’une jolie tête croisée. Mais les deux équipes sont finalement revenues au vestiaire à 2-2 après la seconde égalisation des Canaris, signée Touré juste avant la pause. Malgré une légère domination en seconde période, Marseille a lâché à l’heure de jeu, Boschilia poussant dans le but un ballon centré par Lima.

Rabiot lamentable et problème Cavani

Rennes est venu s’imposer à Lyon pour la première de Julien Stéphan, dont l’intronisation à la place de Sabri Lamouchi a produit ses premiers effets, notamment sur Ben Arfa auteur d’un but exceptionnel face à son ancien club. Encore une fois maladroits et/ou malchanceux devant le but, les Lyonnais ont encaissé le second but deux minutes après l’ouverture du score rennaise, Siebatcheu coupant au premier poteau un centre parfait de Sarr. Après le repos, Lyon a poussé mais s’est cassé les dents sur une formation rennaise bien organisée. C’est un coup d’arrêt pour les hommes de Génésio et une première réussie pour le nouveau coach des Rouge et Noir.

Et puis en soirée, Tuchel avait le choix de démarrer avec beaucoup de remplaçants à Strasbourg, et notamment cinq joueurs formés au club. Mais la première période parisienne a été épouvantable. Sans rythme, sans vitesse, avec un Rabiot lamentable au milieu. Et puis comme d’habitude, le coach allemand a trouvé des solutions au retour des vestiaires. Cette fois, elle n’était pas bien difficile à trouver : il a juste fait entrer Mbappé, dont l’apparition a changé le visage de du PSG, qui a retrouvé de la profondeur, du jeu entre les lignes et des accélérations. 

C’est d’ailleurs sur l’une d’elles que Paris a répondu au penalty de Lala pour une main de Kehrer en obtenant une faute du même Lala. Un penalty transformé par Cavani, dont c’est le seul fait notable dans ce match. Le « problème Cavani » n’est pas résolu, loin de là. En fin de match, la VAR a logiquement refusé le but de la victoire alsacienne pour une position de hors-jeu de Thomasson. C’est le deuxième match nul consécutif du PSG. Cela va certainement permettre à certains de dire que c’est la crise. Alors que bon : rester invaincu en Ligue 1 est sûrement un objectif du club, mais le plus important actuellement, c’est Belgrade.

Pierrot