Les Bleues sont dans les temps

Posté par Pierre Ménès le 12 Juin 2019

L’essentiel est là. Après son succès inaugural face à la Corée, l’équipe de France a, comme prévu, affronté une adversité bien supérieure face à cette équipe de Norvège accrocheuse à défaut d’être géniale en l’absence de la meilleure joueuse du monde, Ada Hegerberg. Les Bleues ont souffert mais elles ont fait le boulot en l’emportant sur la pelouse de l’Allianz Riviera. Les Françaises ont effectué un départ poussif et ont concédé deux ou trois situations chaudes aux Norvégiennes dans le premier quart d’heure, avant de monter en puissance et de dominer jusqu’à la fin du premier acte. Mais sans parvenir à concrétiser leurs occasions, des erreurs techniques, des mauvais choix dans le dernier geste ou des sauvetages in extremis des Scandinaves empêchant systématiquement Diani, Gauvin ou Le Sommer d’ouvrir la marque.

Tout s’est décanté après le repos, avec l’ouverture du score après 50 secondes de jeu en seconde période signée Gauvin, dont la reprise du gauche à la réception d’un centre de Majri n’a laissé aucune chance à la gardienne norvégienne. Une joie de courte durée puisque Wendie Renard a marqué son troisième but de la compétition après son doublé face à la Corée, mais contre son camp cette fois en déviant dans son but un centre sur lequel il n’y avait pourtant aucun danger immédiat. Les filles de Corinne Diacre ont alors connu une période de flottement avant de bénéficier d’un penalty mérité - et validé grâce à l’aide de la VAR - pour une semelle sur le genou de Torrent, transformé sans trembler par Le Sommer. Le 76e but de la Lyonnaise sous le maillot tricolore.

Le baroud d’honneur désordonné des Norvégiennes en fin de match a été vain face à des Bleues qui ont défendu en bloc dans les dernières minutes. Au niveau individuel, j’ai bien aimé l’activité de Diani, parfois ébouriffante sur certaines actions mais qui doit encore progresser dans la finition. Les deux latérales, Majri - passeuse sur le premier but - et Torrent - qui provoque le péno - ont affiché une belle participation au jeu dans leur couloir respectif et le duo Bussaglia-Henry a plutôt bien fonctionné au milieu. Devant, Le Sommer a fait admirer son aisance technique et la justesse de son jeu et Gauvin s’est montrée utile en point d’appui, en plus d’avoir marqué.

Avec cette deuxième victoire en deux matchs, les Bleues sont idéalement placées pour obtenir la première place du groupe. Reste à finir le boulot avec une équipe probablement remaniée face au Nigéria, lundi soir à Rennes. La route vers le titre est encore très longue mais la première partie du contrat est remplie avec cette qualification assurée (sauf improbable scénario lors de la dernière journée). On va attendre le début de la phase à élimination directe pour savoir si l’équipe de France est une candidate crédible. 

Pierrot