Le triomphe de la hype rouge

Posté par Pierre Ménès le 1 Juin 2019

La France est heureuse. La « hype rouge » a remporté la Ligue des Champions. Cette « hype rouge » qui est née après la « redmontada » contre Barcelone - alors qu’une semaine avant, cette même France encensait Messi, mais passons - est donc allée au bout de l’histoire. Tout le monde est content, sauf peut-être ceux qui aiment Lloris et Sissoko. Mais quelle triste finale. Quelle triste finale. Une finale faussée par ce penalty accordé par monsieur Skomina, qui s’était déjà illustré en sifflant le fameux penalty de la dernière minute au Parc pour la main dos au jeu de Kimpembé. 

Alors je sais que les règles vont changer et que désormais, toute main dans la surface sera sifflée. Mais il faut arrêter de croire que les attaquants sont idiots. S’ils étaient capables de simuler pour obtenir des penalties, maintenant ils vont délibérément viser la main du défenseur pour dire : « il y a main, c’est penalty ». Donc c’est une règle à la con. Alors OK, Sissoko a le bras levé. Mais Mané doit être à un mètre cinquante de lui, le ballon lui touche le torse avant… Siffler un péno comme ça, ça n’a pas de sens. C’est contraire à l’esprit du jeu et pour moi, cela a complètement faussé cette finale. 

Ce but trop précoce a mis les Spurs dans une sorte d’inconfort, qui a mené à de la précipitation. On a vu des joueurs pourtant doués techniquement comme Son et Eriksen rater des gestes simples et accumuler les mauvais choix. Et puis bon, Kane était sur le terrain puisque son nom était sur la feuille de match. Mais de quel Kane parle-t-on ? L’attaquant anglais était totalement hors de forme et n’a eu aucune influence dans ce match. 

Ce que je n’ai pas aimé dans cette finale, et je suis désolé de le dire, c’est l’ambition extrêmement minimaliste de Liverpool. Les Reds étaient sûrs de leur défense - et il y a de quoi quand tu as Becker dans les cages et Van Dijk juste devant - et leur système de jeu a consisté à chercher le plus vite possible les attaquants. Des attaquants qui n’ont d’ailleurs pas été brillants. On est donc tombés dans une attaque-défense avec une possession énorme pour Tottenham. C’est sûr, on était loin du Barcelone de Guardiola. 

Les hommes de Pochettino ont eu quelques occasions d’égaliser, toutes bien repoussées par Becker, et le deuxième but signé Origi en toute fin de match, d’une jolie frappe croisée du gauche, est assez anecdotique. Au final, cette Ligue des Champions a été formidable et nous a valu tellement de matchs mémorables grâce à Liverpool, à Tottenham et à l’Ajax, qu’on s’attendait à un dénouement d’une autre qualité footballistique et à vivre d’autres émotions fortes. Cela n’a pas été le cas. Je n’ai pas passé une bonne soirée mais comme je l’ai dit en introduction de ce post, la France est rouge et donc, la France est en liesse. 

Pierrot