Le Barça, tueur de suspense
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
D’exploit, il n’y a pas eu sur la pelouse de l’Allianz Arena. Le Barça a plié l’affaire en un quart d’heure et l’a joué pépère derrière, laissant les Allemands sortir avec une courte victoire et donc les honneurs.

Le résultat du match aller avait conditionné trop de choses pour que ce match soit une rencontre « normale ». Soit le Bayern sortait un match de folie et refaisait son retard de trois buts, soit le Barça tuait tout suspense en marquant rapidement à l’Allianz Arena. Et c’est la seconde option qui a prévalu, même si l’entame a pu laisser croire à un possible exploit du géant bavarois grâce à ce but dès la 7e minute signé Benatia sur corner, avec un marquage pour le moins élastique des Catalans.

Derrière, le trio Messi-Suarez-Neymar - dans cet ordre et par deux fois - s’est mis en action. D’abord sur un décalage de l’Argentin pour l’Uruguayen, petite passe pour le Brésilien devant le but vide. 1-1. Puis sur une déviation de la tête du génie de Rosario - un comble devant des Allemands - dans la profondeur, avec nouvelle passe décisive du Pistolero et nouveau but de Neymar, un peu plus compliqué celui-là. 2-1, merci, bonsoir.

Râteau arrêté à Mascherano

Le plus étonnant, c’est la façon dont la charnière allemande, mais aussi le duo Alonso-Schweinsteiger devant elle, ont été déstabilisés par ces deux accélérations du trio magique catalan. A cet instant, il fallait donc que le Bayern en mette encore cinq pour éliminer le Barça. Autant dire mission impossible. Du coup, cette demi-finale s’est transformée en une espèce de match amical de prestige. 

A la mi-temps, Pedro a remplacé Suarez et c’est peu dire qu’on a vu la différence. Et puis, il faut dire aussi que le Barça a arrêté de jouer. Presque totalement. Un peu par suffisance, beaucoup parce qu’il n’avait plus rien à craindre. Lewandowski en a profité pour égaliser avec un râteau arrêté devant Mascherano - ce que peu sont capables de faire dans le monde - et une frappe téléguidée dans le petit filet. Puis c’est Müller qui a donné au Bayern une victoire qui sauvait un peu son honneur.

Un succès en trompe-l’oeil. Même s’ils se sont un peu agacés d’avoir pris ces deux buts, les hommes d’Enrique ont surtout pris l’air de Bavière après le repos. Il n’en demeure pas moins qu’on a assisté à deux rencontres d’un très haut niveau technique. Ce qui, me direz-vous, est assez normal vu le pédigrée des mecs sur le terrain, avec notamment une dizaine de champions du monde réunis sur la pelouse. 

 

Pierrot