La petite Coupe a bien grandi
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Deux matchs, huit buts, du spectacle et du suspense : les demi-finales retour d'Europa League ont été au diapason de celles de Ligue des Champions.

Chelsea-Benfica, à l'Amsterdam Arena. N'en déplaise aux grincheux, la finale de l'Europa League a de la gueule cette année. Londoniens et Lisboètes se sont en effet qualifiés lors de ces demi-finales retour, non sans difficulté toutefois. Si le score cumulé (5-2) est largement en leur faveur, les Blues ont longtemps été malmenés par une équipe de Bâle qui n'avait plus grand chose à perdre après sa défaite du match aller en Suisse.

Les Helvétiques ont même entretenu le mince espoir de réaliser l'exploit en ouvrant le score par l'excellent Salah dans les arrêts de jeu de la première mi-temps. Un espoir de courte durée puisque, sous l'impulsion d'un très bon Hazard, Chelsea a tué le match en marquant trois fois en moins de dix minutes au retour des vestiaires !

A l'arrivée, au terme d'un match de bon niveau, les hommes de Benitez se qualifient donc pour leur seconde finale de Coupe d'Europe consécutive après leur victoire en C1 l'an passé. Chelsea a considérablement changé depuis un an. D'une équipe implacable sur le plan défensif, elle est devenue étonnante sur le plan offensif, à l'image de la frappe exceptionnelle de David Luiz sur le troisième but londonien.

Un signe fort à la Ligue 1

Benfica en revanche, n'a pas changé. L'équipe lisboète est toujours aussi séduisante devant, avec notamment deux joueurs vraiment au-dessus du lot : Gaitan et Cardozo. Le premier a ouvert le score d'une subtile frappe de l'extérieur du gauche et montré l'étendue de son talent pendant tout le match. Pas étonnant que la moitié des gros clubs européens soient dessus. Quant au second, on le connaît depuis un bon moment et il est toujours aussi dangereux et efficace.

Un match arbitré par un certain monsieur Lannoy, qui a été le meilleur défenseur turc dans ce match, puisqu'il siffle un pénalty non valable pour le Fener', en oublie un pourtant évident pour Benfica et a pris pas mal de mauvaises décisions. Heureusement pour notre sifflet national, Benfica est finalement parvenu à faire la différence et l'emporte au terme d'un match qui n'avait rien à envier à la Ligue des Champions, notamment en terme d'intensité.

Et comme en Ligue des Champions, on aura donc droit à une finale avec du jeu et de l'offensive. Globalement cette année, on n'a pas eu de fossoyeur du jeu dans les deux compétitions européennes et c'est un signe fort à envoyer à notre Ligue 1. Plutôt que de se demander s'il faut des petits techniques quand Barcelone gagne ou des grands puissants quand les Allemands reprennent la main, on ferait bien mieux de se dire que l'essentiel, c'est de chercher à pratiquer un jeu offensif avec un pressing le plus haut possible. Chercher à marquer des buts, tout simplement. Voilà ce qui manque tellement à tant d'équipes de Ligue 1...


Pierrot