La nausée en entrée
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Un match, quatre buts, un doublé pour Neymar... mais surtout, une première polémique concernant l'arbitrage : il commence bien, ce Mondial !

Ça fait des semaines qu’on nous rabâche que le climat social au Brésil est hyper tendu et que le pays a besoin, pour la tranquillité de tous, que la Seleçao soit forte… Des consignes dans ce sens auraient été données à l’arbitre de ce match d’ouverture que ça n’étonnerait pas grand monde. Monsieur Nishimura a pris deux décisions assez scandaleuses en seconde période qui ont fait basculer un match que les Brésiliens n’ont jamais eu en main.

La simulation de Fred sur son ancien coéquipier lyonnais Lovren, même à vitesse réelle, on voit que c’est une arnaque. Et l’arbitre qui vient faire le nerveux et mettre un carton à Lovren, non mais franchement… Au final, ce match d’ouverture me laisse un goût amer et nourrit même mon inquiétude pour la suite de la compétition. 

Car juste après ce "fait de jeu", les Croates ont eu l’occasion d’égaliser avec une action sur laquelle Olic ne commet à mon sens aucune faute sur Julio Cesar. Son impulsion est verticale, il joue le ballon de la tête et il prend le ballon de la tête, d'ailleurs. 

Le joug de la junte

Deux décisions extrêmement douteuses - pour rester poli - ajoutées à la prestation consternante de Pletikosa - qui met à peu près un an et demi à se coucher sur la frappe écrasée de Neymar et au moins autant sur le pointu tout mou et à l’extérieur de la surface d’Oscar - qui donnent une victoire ample à un Brésil qui a pourtant raté son match dans le contenu.

Mis à part ce coup de coude qui lui a valu un carton jaune vif bien mérité, Neymar a été le seul joueur offensif à la hauteur en termes d’envie et d’engagement. Ses deux coéquipiers d’attaque, Hulk et Fred, ont été catastrophiques. La "bonne impression laissée" est donc pour les Croates, les trois points pour les Brésiliens. Mais nul doute qu’on va beaucoup, beaucoup entendre parler de cet arbitrage "particulier". 

De l’arbitrage maison, on en a vu pendant toutes les Coupes du Monde. Mais, toutes proportions gardées, si ce genre d’arbitrage se réitère en faveur du Brésil, ça commencera à ressembler aux faveurs accordées à l’Argentine de 1978, alors sous le joug de la junte du Général Videla. Ce n’est pas une jolie façon de commencer ce Mondial, même si le match n’a pas été désagréable à suivre par ailleurs.

 

Pierrot