L'OM s'en contentera
Posté par Pierre Ménès le 21 Octobre 2018

Un peu comme prévu, la tête du classement a bougé dimanche puisque les outsiders du moment, Montpellier et Marseille, l’ont emporté. De deux façons très différentes. Le MHSC de manière assez convaincante en dominant très largement une équipe de Bordeaux une nouvelle fois bien triste. Les hommes de Der Zakarian ont ouvert le score par Laborde - jeté par Bordeaux l’été dernier, encore une idée géniale -, qui a profité d’une énorme bourde de Costil pour marquer de la tête, avant de doubler la mise sur un penalty transformé par Delort et sifflé pour une main de Pablo. Jamais les Héraultais n’ont été en danger dans ce match et c’est une victoire très sereine pour une équipe en progrès, qui possède de bons joueurs dans toutes les lignes et qu’il faudra peut-être suivre avec attention cette saison. 

A 17 heures, on a eu droit à ce que j’appelle le « match des jumeaux », entre deux équipes, Sainté et Rennes, assez comparables en terme d’effectif et d’ambition. Comme par hasard, cela s’est terminé par un nul. Les Verts avaient ouvert le score très rapidement sur un penalty obtenu et transformé par Khazri, après une faute de Grenier qui n’a pas vu le Tunisien arriver derrière lui. Ensuite, c’est plutôt Rennes qui s’est montré le plus séduisant, les Stéphanois donnant l’impression d’avoir été anesthésiés par l’ouverture du score. La première occasion bretonne est venue d’un superbe déboulé plein axe de Ben Arfa, qui s’est malheureusement retrouvé sur le pied droit à la sortie de son petit pont sur Subotic et qui a donc tiré au milieu, sur Ruffier. 

La seconde est intervenue sur un contre malheureux de M’Vila, Sarr filant au but côté droit et trompant Ruffier d’un tir croisé après avoir déposé Perrin. Comme je l’ai dit au CFC, qui dans ce championnat va plus vite que Sarr ? En seconde période, la maîtrise a toujours été rennaise, une domination sanctionnée d’un pénalty après un nouveau raid de Ben Arfa arrêté illicitement par Kolodziejczak et Saliba. Un penalty envoyé par l’ancien Lyonnais, Marseillais, Niçois et Parisien sur l’extérieur du poteau. Certains diront, « avec désinvolture ». Mais bon, tous ceux qui l’ont déjà vu tirer un penalty savent que Hatem les tire tous comme ça. A l’arrivée, c’est un match nul qui peut laisser des regrets au Stade Rennais.

Et puis en soirée, on attendait beaucoup de Nice-Marseille et il faut reconnaître qu’on a été déçu avec un très pauvre match. L’OM était quand même handicapé par les absences mais Nice aussi et on ne l’a pas assez dit, avec celles de Makengo et de Lees-Melou qui font un travail fantastique au milieu. Balotelli a fait une première mi-temps correcte, avec deux frappes qui ont mis en danger Mandanda. Le problème, c’est qu’après ça, les Niçois n’ont quasiment plus frappé au but, la faute à une ligne d’attaque où Maolida a toujours autant de difficultés, où Balotelli a disparu après le repos et où Saint-Maximin s’entête dans des actions solitaires. Ce qu’on ne peut pas lui reprocher vu qu’il est le seul à se bouger devant. De toute façon, avec 7 buts en 10 matchs, le problème est clairement dans ce secteur de jeu.

L’OM a donc marqué sur son seul tir cadré du match, avec un très bel enchaînement contrôle orienté-frappe du gauche de Sanson et, pour une fois, n’a pas encaissé de but. Mais encore une fois, l’attaque niçoise était tellement faible qu’on ne peut pas vraiment se servir de ce match comme référence. C’est maintenant une très grosse semaine qui attend les joueurs de Garcia, avec deux venues prestigieuses au Vélodrome : la Lazio jeudi en Europa League et le PSG dimanche. 

Pierrot