L'OM relance la machine
Posté par Pierre Ménès le 25 Novembre 2018

Ce dimanche a commencé par un bon match entre Montpellier et Rennes, deux équipes qu’on peut classer dans la même catégorie même si les Héraultais ont 10 points d’avance sur les Bretons actuellement. Ben Arfa avait ouvert le score sur une frappe détournée, avant que Delort égalise sur un ballon mal repoussé par Koubek, qui est à mon sens l’un des maillons faibles de cette équipe rennaise. Il était gêné par le soleil ? Dans ce cas, mets une casquette, ce n’est pas interdit ! Toujours est-il que ce but concédé juste avant le repos a un peu scié les pattes bretonnes. 

Dès la reprise, Montpellier a enfoncé le clou toujours par Delort, bien servi par son compère Laborde. Et puis au moment où l’on pensait l’équipe de Lamouchi au plus mal, elle a finalement égalisé sur un penalty obtenu par Sarr. J’insiste sur le « obtenu », parce que même si le contact avec Lasne est incontestable, l’attaquant sénégalais a quand une fâcheuse tendance à se laisser tomber. Alors je sais qu’il prend énormément de coups, je l’ai souvent dénoncé sur ce blog. Mais il faut qu’il fasse attention à ne pas devenir une « grande plongeuse ». Au final, c’est plutôt un bon point pour Rennes, même si ça me chagrine de voir les deux avants-centres de l’équipe - Niang et Siebatcheu - rester sur le banc pendant tout le match.  

À 17 heures, Lille qui avait pris un point sur ses deux derniers matchs avant la trêve internationale a poursuivi sa mauvaise série en allant s’incliner à Nice. Cette équipe azuréenne n’est pas géniale, c’est même plutôt laborieux dans le jeu, mais c’est combatif, organisé et ça défend bien autour d’un Dante revenu à son meilleur niveau. S’il n’a toujours pas marqué, Balotelli a délivré une sublime passe décisive pour Cyprien sur l’ouverture du score avant que Saint-Maximin ne double la mise en fin de match sur un tir détourné. On n’a pas vu l’attaque mitraillette de Lille dans ce match. La formation de Galtier connaît un vrai coup de mou. Reste à voir si c’est passager ou si cela va durer…

Thauvin, l’homme providentiel

Et puis comme prévu, Marseille s’est imposé à Amiens. Je dis « comme prévu » parce que lorsque l’OM se déplace chez une équipe au si faible budget et qui joue le maintien, on n’attend rien d’autre de l’OM que la victoire. Mais les Picards ont fait un excellent début de match, récompensés par un but de Dibassy sur une très grosse faute de main de Mandanda. L’OM s’est vite remis en ordre de marche face à des Amiénois qui ne fermaient pas du tout le jeu et espéraient peut-être secrètement en planter un deuxième. 

Sauf que Marseille a donc égalisé sur une « spéciale Thauvin ». Et j’ai un peu de mal à comprendre que des défenseurs se fassent encore berner quand l’ailier marseillais part de la droite et repique au centre sur son pied gauche. La frappe passe entre les jambes de Monconduit et Gurtner fait une faute de main mais le but reste individuellement très joli. Tout comme le coup-franc enroulé dans la lunette en seconde période. Un second acte dominé de façon très large par les Olympiens. 

Les joueurs de Garcia ont touché la barre par Germain et Payet a vu le penalty qu’il avait lui-même obtenu être joliment détourné du pied par Gurtner, avant que Thauvin ne mette son équipe à l’abri en signant un triplé. Cela fait désormais 10 buts pour le champion du monde, qui est incontestablement l’homme providentiel de l’OM dans la mesure où les avants-centres de l’équipe ne marquent pas et ne jouent même quasiment plus. Cette victoire replace Marseille dans le haut du tableau avec un calendrier à venir abordable. On peut donc s’attendre à voir l’OM finir les matchs allers sur le podium. 

Pierrot