L'OM est KO

Posté par Pierre Ménès le 28 Avril 2019

Après cette 34e journée, cela commence à se décanter dans la course aux places européennes. Tout cela par la grâce de cette défaite de l’OM au Vélodrome face à Nantes. Car vendredi, Lyon avait gagné et dimanche après-midi, Lille et Saint-Etienne en ont fait de même. Le LOSC a mis une mi-temps à prendre la mesure d’une équipe nîmoise qui cherche toujours à jouer et qui était quelque part l’adversaire idéal pour les Nordistes et leur jeu fait d’attaques rapides. Quatre de leurs cinq buts l’ont encore été hier. Avec en prime du spectacle et notamment ce très joli but de la tête signé Bamba.

Un peu plus tard dans l’après-midi, Saint-Etienne a battu Toulouse grâce à deux buts précoces de Beric. Les Verts ont réalisé un excellent début de rencontre avant de s’étioler progressivement. Il a fallu que Ruffier sorte un bel arrêt sur le penalty obtenu et tiré par Gradel pour que les hommes du duo Gasset-Printant conservent une victoire confortable. Alors on ne peut pas dire que la maîtrise stéphanoise sur le jeu soit ahurissante, mais ils gagnent tous leurs matchs depuis un moment. Ils en ont encore quatre à jouer, tous dans leurs cordes a priori. A eux de croire en leur rêve jusqu’au bout mais d’ores et déjà, avec cinq points d’avance sur l’OM, la Ligue Europa semble vraiment à portée de main.

Dans les autres matchs de l’après-midi, Amiens-Strasbourg a donné lieu à un match qui n’a eu pour seul intérêt que d’être le premier à être arbitré par une femme, Madame Frappart. Une première très aisée. Dans la course à la place de barragiste, cela commence à sentir plus que mauvais pour Guingamp, qui a perdu 3-0 à Nice sur un triplé d’Atal, qui a commencé la saison comme arrière droit et jouait hier attaquant côté gauche. Une magnifique volée du gauche, un raid solitaire terminé par un petit piqué plein d’à-propos et un troisième bien servi par Sacko. Pour les Bretons, ce n’est encore pas désespéré puisqu’ils reçoivent Caen la semaine prochaine, mais la situation commence à être très compliquée.

Balotelli encore entre les mailles du filet

Dans l’opposition directe entre Caen et Dijon, ce sont les Normands qui ont pris une option en l’emportant 1-0 sur un centre raté de Fajr qui a terminé sa course dans la lunette. Une toute petite option puisque les joueurs du duo Courbis-Mercadal n’ont qu’un point d’avance sur les Bourguignons. Les deux équipes ont eu des occasions dans ce match mais il faut reconnaître que cette équipe caennaise est beaucoup plus déterminée qu’il y a quelque temps et elle profite aussi de la confirmation de Samba qui, après un début de saison délicat, gagne clairement des points pour son équipe depuis pas mal de semaines. Caen s’est sauvé à la dernière journée ces deux dernières saisons. Ce sera peut-être encore le cas cette année, même si cette fois ce ne sera qu’un sursis puisqu’il faudra passer par les barrages. 

Et puis en soirée, l’OM a fauté en s’inclinant au Vélodrome contre Nantes. Des Canaris très combatifs, avec un milieu Touré-Rongier-Moutoussamy qui a bouffé Sanson et Gustavo - qui ont d’ailleurs tous deux raté leur match. On ne peut pas dire non plus que l’équipe de Vahid a écrasé la rencontre - ils n’ont réussi que 65% de leurs passes, ce qui est famélique - mais ils ont su marquer par Moutoussamy puis Girotto. Dans ce match où les Marseillais ne méritaient pas grand chose, trois faits de jeu arbitraux sont pour moi très problématiques. Le premier, c’est la non-expulsion de Balotelli pour son coup de poing volontaire sur Diego Carlos. Il était déjà passé à travers les mailles du filet à Bordeaux lorsqu’il avait pété le nez de Pablo. Certains joueurs dans ce championnat jouissent d’une impunité que d’autres non pas…

Après le repos, la VAR aurait pu donner main de Diego Carlos sur le but nantais et penalty à l’OM pour la faute de Traoré sur Ocampos. L’exploitation de ce qui n’est qu’un outil vidéo me paraît toujours aussi nébuleuse. Les arbitres ont toujours une petite pirouette en stock, pour nous dire qu’ils ont raison et que tout va bien. Nous tout ce qu’on voit, c’est qu’avec les mêmes ralentis on ne prendrait pas les mêmes décisions qu’eux. C’est un petit peu contrariant. En tout cas, si Montpellier bat le PSG mardi soir - largement du domaine du possible vu l’état dans lequel doivent se trouver les Parisiens -, l’OM glisserait encore d’un rang au classement. Pour les Marseillais aussi la fin de saison s’annonce très compliquée. Et que dire de la prochaine…

Pierrot