L'égout et les couleurs...
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Quelle purge, mes amis ! J’avais annoncé un match sordide entre l’Italie et L'Uruguay. Sordide il a été. Et ne venez pas me parler de "différence de style"...

Ce mardi soir, j'ai vu tout ce que je déteste dans le foot. Certains me disent que c’est un autre football. OK, je veux bien. Mais ça, ce n’était même pas du football. Entre une équipe italienne incapable de produire le commencement du début d’un jeu un tant soit peu offensif le jour où Balotelli n’est pas inspiré - et qui a donc misé sur son éternel 0-0 - et une équipe uruguayenne que certains trouvent peut-être très sympathique mais qui est d’une rare violence, ce « match » m’a déprimé.

Déjà, lors de la victoire de la Celeste face à l’Angleterre, j’avais vu des gestes inadmissibles effectués en toute impunité. Honnêtement, je ne sais pas si l’arbitrage est pro-Brésilien, mais il est assez clair en revanche qu’il est très pro-sud-américain dans cette Coupe du Monde. Ça s’est vu dès le début que monsieur Rodriguez n’était pas au niveau pour arbitrer un match aussi vicieux. 

L’expulsion de Marchisio, oui, pourquoi pas. Il est à un mètre-cinquante et le milieu italien n’a pas à planter ses crampons dans le genou d’Arevalo. Mais évidemment, il n’a pas vu la morsure de Suarez. C’est la troisième fois de sa carrière que l’attaquant de Liverpool - qui est un immense attaquant, personne n’en doute plus - mord un adversaire. Et si l’arbitre ne l’a pas vu, nul doute que la commission de discipline de la FIFA va se charger de son cas. Enfin je l’espère parce qu’il y a des limites à tout.

Et le but de la qualif’ est venu de Godin, qui n’aurait jamais dû finir le match face à l’Angleterre. Mais reconnaissons-lui ce mérite : le défenseur central uruguayen marque toujours dans les moments importants. C’est lui qui avait inscrit le but du titre en Liga au Nou Camp, c’est encore lui qui avait ouvert le score face au Real en finale de la Ligue des Champions et c’est toujours lui qui offre donc ce 8e de finale de Coupe du Monde à son pays. 

Un 8e de finale qui verra le double champion du monde affronter la Colombie. Un match où, pour le coup, il n’y aura de favoritisme au niveau de l’arbitrage entre deux nations d’Amsud. Après, on peut me raconter ce qu’on veut, qu’au football tous les styles sont autorisés et que ç’en est même la richesse. Je suis désolé : moi, voir des matchs comme ça, ça me rend dingue…

 

 

Pierrot