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Insubmersibles monégasques !
Posté par Pierre Ménès le 4 Février 2018

Ce froid dimanche a commencé par la traditionnelle défaite du Stade Rennais devant Guingamp. C’est quand même moche d’avoir une bête noire dans un derby… Il faut croire qu’il y a une sorte d’infirmité des Rennais à battre l’En-Avant. Les hommes de Lamouchi ont pourtant fait l’essentiel du jeu mais sans jamais se créer de grosses occasions ni toucher dans de bonnes conditions Diafra Sakho, qui a juste raté une belle occase en écrasant sa reprise sauvée sur sa ligne par Kerbrat. Et puis dans les arrêts de jeu, sur un long ballon de Blas, Ngbakoto a inscrit un but incroyable d’un lob excentré de 35 mètres qui a fini dans le petit filet opposé. Cette défaite est un énième coup d’arrêt pour le Stade Rennais. Pire encore : leur bourreau du soir leur passe devant au classement.

A 17h, je vous avoue humblement que je m’attendais à un 0-0 tout pourri entre une équipe de Caen qui marque très peu de buts et une équipe de Nantes qui en encaisse très peu. Et il s’est passé tout le contraire. C’est la magie et l’illogisme du football. Nantes a ouvert le score par Bammou d’une petite frappe croisée qui passe entre les jambes de Bessat et prend Vercoutre à contrepied. Les Caennais ont égalisé sur un penalty généreux transformé par Santini avant de prendre l’avantage, le corner tiré par Peeters étant repris de la tête par Da Silva sans même que le défenseur normand ait besoin de sauter. Bammou encore lui a égalisé d’une très jolie frappe croisée puis Da Silva encore lui a redonné un avantage décisif au Stade Malherbe en prolongeant d’une tête plongeante une première tête de Rodelin. Cela confirme la mauvaise passe de Nantes qui reste sur trois défaites en cinq matchs et c’est en revanche un succès important pour les joueurs de Garande, qui ont marqué trois buts pour la première fois depuis un an et se donnent un peu d’air au classement.

Lopes vs Lopes

Et puis en soirée on a assisté à une rencontre très étrange à Louis II. Je me demande encore comment Lyon a pu perdre ce match après avoir mené 2-0 et joué plus d’une mi-temps en supériorité numérique face à une équipe qui a aussi perdu en route Subasic et Falcao, blessés. L’OL avait parfaitement commencé la rencontre en dominant l’entame et en ouvrant le score sur une frappe de plus de 30 mètres de Mariano, frappe détournée et qui a pris un effet dingue. Pour moi, la responsabilité de Subasic est malgré tout engagée. Lyon a ensuite fait le break à la demi-heure de jeu, Traoré concluant de près une belle action collective. Tout semblait rouler pour les hommes de Génésio et là, bim : coupure électrique générale !

Baldé a d’abord réduit le score d’une belle action personnelle conclue d’un tir croisé, puis Falcao a transformé en deux temps un penalty généreux accordé pour une faute de Mendy sur Glik. Je dis « généreux » parce que la faute y est, mais si on commence à siffler ça, il va y avoir quatre penalties par match tous les week-ends. Il faut peut-être en passer par là pour que les joueurs arrêtent de se ceinturer sur les coups de pied arrêtés, mais là c’est la question de l’uniformité de l’arbitrage qui est en jeu.

Au retour des vestiaires, à 11 contre 10, les Lyonnais n’ont jamais réussi à hausser le rythme et se sont laissés endormir par des Monégasques repositionnés très bas en 4-4-1. Le plus terrible, c’est que les meilleures occasions du second acte sont monégasques, jusqu’à la 88e minute et cette frappe croisée du gauche de Rony Lopes qui trompe l’autre Lopes. C’est la deuxième défaite consécutive pour l’OL, qui n’a donc pas capitalisé sur son mug édité après la victoire face au PSG et se retrouve quatrième à trois points de Marseille. Du coup, le match de dimanche prochain contre Rennes sera d’une importance cruciale et pour le coup, les Bretons sont tout à fait capables de déjouer les pronostics.

Pierrot