dvd
Henry a bien du travail
Posté par Pierre Ménès le 20 Octobre 2018

À moins de ne rien comprendre au football, on se doutait que Thierry Henry n'allait pas métamorphoser l'AS Monaco en quatre jours. Le club a montré les mêmes lacunes que sous Jardim même si les Monégasques ont été victimes d'une accumulation de mésaventures dans une Meinau bouillante et pour la quatrième fois à guichets fermés cette saison. Le début de match était assez équilibré et prudent des deux côtés. Mais sur un très bon centre de Lala, Thomasson place une tête totalement anodine sur laquelle Sy se déchire de façon assez incroyable. Le troisième gardien de l'ASM était aligné suite aux blessures de Subasic et de Benaglio. 

Ce but a fait beaucoup de mal aux Rouge et Blanc même s'ils ont eu de belles occasions en première période. Sels a réalisé deux arrêts extraordinaires sur un coup franc de Jovetic et sur une frappe quasiment à bout portant de Aholou. On n'oubliera pas non plus que Lala a sauvé son équipe deux fois sur sa ligne, que Falcao s'est blessé dans le premier acte et que Grandsir a été expulsé moins de deux minutes après son entrée en jeu pour un pied très haut sur Gonçalves. 

En voulant jouer et égaliser, Monaco s'est fait contrer par le duo infernal du Racing avec Da Costa à la passe et Mothiba à la finition, un joli piqué au-dessus de Sy. Avec ces deux-là, Strasbourg peut se vanter d'avoir une sacrée paire d'attaquants. Les dirigeants ont également bien recruté aux postes de gardien et de défenseur central, secteurs défaillants l'année dernière. Après le match, Thierry Henry n'était pas abattu, je pense qu'il a conscience de l'étendue de la mission qui l'attend. Il faudra surtout que les individualités montrent autre chose. Je pense notamment à Sidibé qui est l'ombre de lui-même, à Glik, Tielemans ou encore Falcao. Ce sont des problèmes qu'on voyait déjà sous Jardim. 

Lyon au petit trot, Cavani à l'arrêt

Vendredi soir, Lyon a péniblement battu une équipe de Nîmes séduisante et qui a plus tiré au but que son adversaire. L'OL n'a une nouvelle fois pas montré grand-chose en terme de qualité de jeu et s'est imposé sur deux beaux enchaînements de Dembélé et Depay. Pour Lyon, il n'y a que le résultat qui est positif dans ce match. 

On pourrait presque dire la même chose pour le PSG qui jouait au Parc des Princes sans Thiago Silva ni Neymar contre Amiens. Sans forcer, le club de la capitale s'est baladé en marquant deux buts exactement identiques en première période. Sur des corners de Di Maria, Marquinhos puis Rabiot ont parfaitement coupé la trajectoire au premier poteau. 

Comme toujours contre Paris, l'adversaire a éclaté à la 60ème minute de jeu, ce qui a permis d'enquiller les buts en fin de rencontre. Mbappé, Diaby et Draxler se sont chargés de corser l'addition. Le seul bémol de ce match est peut-être la petite blessure à la cuisse de Verratti. On verra si l'Italien jouera contre Naples. N'oublions pas également la méforme persistante de Cavani. Hier, il n'était pas question de savoir si Neymar allait lui faire des passes mais l'Uruguayen est totalement hors du coup. J'espère qu'il n'est pas hors du PSG. 

Lille sur son nuage, Nantes en reconquête

Dans la soirée, on a également assisté au nouveau succès de Lille face à Dijon. Les hommes de Dall'Oglio ont enfin retrouvé le chemin des filets mais ça n'a pas suffi pour prendre le meilleur sur des Dogues toujours aussi impressionnants offensivement. L'inévitable Pépé a de nouveau transformé un penalty et aurait même pu s'offrir un doublé s'il n'avait pas manqué son face-à-face avec Runarsson. C'est finalement Araujo qui a fait le break avant la mi-temps. Le LOSC est plus que jamais dauphin du PSG. 

De son côté, Vahid Halilhodzic a réussi sa première à la Beaujoire. Il s'était félicité d'avoir pu travailler sereinement pendant quinze jours et les résultats ne se sont pas fait attendre. Très à l'aise dans la construction, les Nantais ont concrétisé leurs nombreuses occasions, notamment par l'intermédiaire de Sala, auteur d'un triplé. Comme l'a intelligemment souligné Valentin Rongier au coup de sifflet final, le chemin sera long et il ne faut pas s'enflammer mais les Canaris tiennent leur match référence. 

Enfin, je passe rapidement sur les deux dernières rencontres de la soirée. Caen et Guingamp se sont séparés sur un triste 0-0. C'est davantage un bon point pour les Bretons que pour les Normands, qui stagnent au niveau du jeu et des résultats. Au stade Auguste Delaune, Angers a dominé la première période mais Reims a bien réagi en seconde. Les deux équipes ont donc logiquement partagé les points grâce à des buts de Traoré et Chavarria. 

Pierrot