France-USA : l'analyse
Posté par Pierre Ménès le 10 Juin 2018

On a quelques mauvais souvenirs de matchs de préparation ratés avant des grands tournois. Je me souviens de la défaite contre la Belgique au Stade de France avant le Mondial 2002, et bien sûr de cette inoubliable humiliation contre la Chine B à la Réunion avant celui de 2010. On sait comment cela s’était terminé. Désormais, il y aura donc ce match nul contre une équipe des Etats-Unis extrêmement jeune. Et extrêmement rugueuse, ce qui a bien préparé les Bleus à ce qui va les attendre contre l’Australie. Sachant que les Socceroos ne pourront pas mettre autant de coups que les Américains hier soir, sauf s’ils sont prêts à finir le match avec 8 cartons jaunes.

Pour cette ultime rencontre de préparation, Deschamps a aligné ce qui devrait être son équipe type face aux Australiens. Une équipe censée nous apporter quelques certitudes, quelques repères. Sauf qu’on se rend compte qu’on n’en a pas et que les mêmes problèmes subsistent. Chez les latéraux, les remplaçants ont été plus convaincants que les titulaires. Et on s’aperçoit que cette charnière centrale Varane-Umtiti ne fonctionne pas.

Et puis j’ai un gros souci avec ce milieu Kanté-Pogba-Matuidi parce qu’il est bien trop loin des attaquants. Du coup, c’est Griezmann qui doit remonter quasiment tous les ballons. Ça ne suffit pas. Si nos latéraux ne se projettent pas vers l’avant et que les milieux restent derrière, contre des équipes regroupées comme on va en jouer au premier tour, on va avoir des problèmes pour mettre les défenseurs adverses hors de position.

Quant à l’attaque, comme je l’ai dit dans les notes, j’ai trouvé que Griezmann avait l’air de s’ennuyer. Concernant Mbappé, pour moi il n’est pas assez trouvé par ses coéquipiers. Maintenant, c’est aussi à lui de se montrer plus disponible et plus spontané dans son jeu qu’il peut parfois l’être, parce qu’à un moment donné, les roulettes et les talonnades, ça va bien cinq minutes.

Reste le cas Giroud. Contre une opposition assez moyenne, on a vu ce que je considère être ses limites. Même si je reste persuadé qu’il va faire un doublé contre l’Australie, ce n’est pas rassurant. D’ailleurs, le match dans sa globalité ne l’était pas. Peut-être que les joueurs ont fait un gros travail physique et qu’ils étaient un peu dans le creux. Mais le premier match en Russie, c’est dans six jours. Et il faudra vraiment montrer autre chose.

Pierrot