France-Suède : l'analyse
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Sur le plan du jeu, rien de bien nouveau à retenir de ce match. En revanche, il y a beaucoup à dire sur l'attitude du public marseillais...

Ce France-Suède était donc le dernier match d’une année 2014 plutôt réussie pour les Bleus. Un dernier match qui s’est achevé sur une victoire, courte mais assez méritée sur l’ensemble du match. Après l’essai du 4-4-2 face à l’Albanie vendredi, Deschamps est revenu au 4-2-3-1 hier soir, mais on cherche toujours la meilleure formule offensive. 

La domination exercée par les Bleus dans ce match (64% de possession, 28 tirs) aurait dû leur offrir plus d’occasions nettes. L’équipe a plutôt bien fait tourner le ballon dans le camp suédois mais semblait manquer d’imagination au moment de conclure et finissait toujours par un centre aérien (37 au total) alors que le jeu réclamait des ballons au sol vu la taille moyenne de la charnière scandinave. 

Après, en terme d'animation j'avoue que je n’ai pas bien compris comment s’organisaient les trois milieux offensifs français dans ce match. Il y a eu tellement de permutations qu’on n’a jamais vraiment su qui occupait le flanc droit. Et puis, on sait que Payet et Valbuena n’ont jamais été très complémentaires sur le terrain ou dans la vie, et ça ne s’est pas démenti hier soir. 

 

Deschamps avait raison

Mais ce qui restera aussi de ce match, c’est l’accueil consternant réservé par le Vélodrome à Lucas Digne, conspué à son entrée en jeu et sur chaque ballon touché. Et par une écrasante majorité du stade, qui plus est. Cette fois, on ne peut pas incriminer seulement quelques imbéciles. C’est tout aussi regrettable que lorsque les Marseillais sont hués au Parc ou au Stade de France. 

Le pire, c’est qu’il n’a pas été le seul à subir ce traitement. Lacazette a aussi eu droit à sa bronca, tout comme Benzema qui en a pris une deuxième après son pénalty manqué. Au départ, on pouvait trouver la décision de Deschamps de n’aligner aucun Parisien et tous les Marseillais ou ex-Marseillais très politique, voire assez peu courageuse. A l’arrivée, on se dit qu’il a eu raison.

Maintenant voilà, c’était un amical pas bien passionnant mais il faut faire avec car ce sera notre lot jusqu’à l’Euro. Les matchs seront de qualité inégale et la motivation sera évidemment plus forte lorsqu’on jouera un adversaire plus prestigieux que l’Albanie ou la Suède privée de Zlatan Ibrahimovic. Ca tombe bien, le bon président Le Graët a annoncé qu’on jouerait le Brésil au mois de mars…

 

Pierrot