France-Biélorussie : l'analyse du match
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Et si on parlait un peu du jeu des Bleus ? Il y en a des choses à dire...

Ce France-Biélorussie, c'est vraiment le genre de match où tu te dis que le foot est un sport à part. C'est en effet lors de sa mi-temps la moins maîtrisée des 4 jouées entre vendredi et mardi que les Bleus ont marqué les trois-quarts de leurs buts. Peut-être justement parce que la Biélorussie a joué plus haut en sortant régulièrement de son 5-4-1 de départ. C'est donc le fait que l'adversaire se soit enhardi qui a permis aux Bleus de trouver des espaces et des solutions.

Déjà avant le match, on pouvait avoir des doutes sur les ambitions françaises. Affronter à domicile la terrible Biélorussie - 76e nation mondiale - avec trois milieux défensifs, avait de quoi surprendre. Ou décevoir. Ou les deux. Résultat, deux petites occasions (tête de Giroud, tête de Sakho) et une domination stérile devant des Biélorusses qui ne sortaient pas. Autant dire que la rencontre flirtait dangereusement avec le soporifique.

Et juste après le repos, il y a eu ce moment crucial : celui de l'arrêt de Lloris. Une parade magnifique et décisive. Dans la minute suivante, les Bleus marquaient à l'issue d'une contre-attaque bien maîtrisée. Une ouverture du score qui n'a en rien facilité la suite du match, jusqu'à ce que Jallet ne double la mise de façon chanceuse. Deux buts d'écart, ça reflétait bien la différence de niveau entre les deux équipes. Et encore heureux !

Se contenter de peu

Parce que même handicapée par les absences, la Biélorussie était quand même d'une faiblesse inouïe. Encore plus faible que la Finlande, c'est dire. Alors visiblement, vous êtes nombreux à trouver que cette équipe de France tient la route, prolongeant ainsi l'état de grâce de Didier Deschamps. Moi, je vois surtout des choses qui ne changent pas. Je vois qu'un milieu défensif et un latéral ont inscrit les deux premiers buts, que nos attaquants tripotent beaucoup le ballon sans grand résultat, que Giroud aura bien du mal à faire sa place dans cette équipe et que personne ne parvient à s'imposer à droite.

Encore que, si Loïc Rémy a la bonne idée de retrouver l'intégralité de ses moyens physiques, la place lui est grande ouverte. L'essentiel est bien sûr acquis avec ces 6 points en deux matchs. L'Espagne a fait aussi bien, mais a dû attendre les trois dernières minutes du match en Géorgie pour ouvrir le score. Rien n'est donc acquis et il faudra traverser les Pyrénées avec l'idée de repartir avec quelque chose, le 16 octobre prochain.

Evidemment, le spectacle footballistique offert par les Bleus n'était pas franchement emballant, pour ne pas dire carrément médiocre par moment. Ce que je ne cesse de répéter depuis des mois. Mais visiblement, en ce moment avec les Bleus il s'agit avant tout de se contenter de peu...

Pierrot