France-Allemagne : l'analyse
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Si la France s'est inclinée face à l'Allemagne, c'est parce qu'elle a perdu la bataille du milieu. Et aussi un peu parce que son avant-centre ne marque jamais...

Autant il ne fallait pas sortir la fanfare après la victoire en Italie, autant il n'y a pas de quoi monter dans le corbillard après cette défaite au Stade de France face à l'Allemagne. C'a été un match assez étrange dans la mesure où les Bleus ont marqué pendant le temps fort de l'Allemagne et la Mannschaft pendant le temps fort de la France.

Ce qui est sûr, c'est que l'Allemagne a gagné la bataille du milieu. L'entrejeu français a souvent souffert de la comparaison, à l'image de cette passe de classe mondiale d'Özil pour Khedira sur le second but allemand. Derrière en revanche, l'équipe de Löw était moins impressionnante et a souvent été mise en difficulté par nos petits gabarits.

Alors on a inquiété l'arrière-garde allemande, OK. Maintenant, est-ce qu'il est possible de marquer plus d'un but en ne jouant qu'avec 3 joueurs à vocation offensive et un relayeur excentré côté droit (Sissoko) ? Est-il possible de marquer plus d'un but avec un avant-centre qui marque ne jamais ? Est-il possible de marquer plus d'un but avec un Ribéry qui donne tellement dans sa phase d'accélération qu'il manque de lucidité dans le geste final ?

Alors encore une fois, il ne s'agit en aucun d'un "tirage de sonnette d'alarme". Entre le match nul en Espagne, la victoire en Italie et la défaite face à l'Allemagne, ça se joue à rien. Et à l'arrivée, ça reste un bilan intéressant et tout à fait méritoire. Maintenant, il y a quelques constantes négatives et notamment ce manque d'efficacité. Sans avoir l'air de m'acharner sur Benzema, force est de constater que les matchs passent et qu'il ne marque toujours pas.

Müller, Khedira, Özil : la classe...

Là, il a encore eu une énorme occase, seul face au gardien. Mais au départ déjà, son contrôle est mauvais, ensuite il avait le temps de s'approcher encore plus d'Adler, et pour finir il lâche une frappe à mi-hauteur facile à capter pour le portier. Quand on est estampillé star de l'équipe de France et qu'on est visiblement indiscutable dans l'équipe, on se doit de transformer ce genre d'occasions.

Certes son coup-franc sur la barre qui amène le but de Valbuena quelques secondes plus tard est sublime. OK, il fait une belle accélération ponctuée d'une passe pour Ribéry qui aurait dû être décisive. Mais quand on a l'avant-centre du Real Madrid dans sa sélection, on en attend plus et c'est normal.

Si l'Allemagne s'est montré relativement friable derrière, devant en revanche ça carburait sévère. La classe de joueurs comme Müller, Khedira et Özil permet à la Mannschaft d'être dangereuse à la moindre accélération. D'ailleurs, sans un grand Lloris, les Bleus pouvaient très bien être menés 2 à 0 au bout d'une demi-heure de jeu. Et là, ç'aurait été un autre match et les conclusions qu'on en aurait tirées auraient été nettement plus alarmistes.

Maintenant il ne faut se tromper d'objectif. Ce France-Allemagne n'était qu'un match amical de début février, de prestige certes mais joué sur un tout petit rythme. Ce qui compte, ça va être la suite des événements, à savoir la Géorgie le 22 mars et surtout l'Espagne le 26 où là, il ne faudra pas rater les occasions qui se présenteront et éviter de prendre un but. L'emporter sur la plus petite des marges ou, au pire, faire 0-0, seraient évidemment de très bons résultats.

Pierrot

PS : les 60 heureux élus pour Pierrot la Cup 6 à l'Urban Foot de Puteaux ont donc été prévenus individuellement par mail mercredi soir avec un nom de code. Soyez sur place à 12h pour la constitution des équipes. On se retrouve donc samedi, même si on aura déjà l'occasion de discuter dès vendredi soir après PSG-Bastia.