France-Albanie : l'analyse
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Manque de verticalité + manque de largeur + manque d'implication = match nul devant l'Albanie. Il va falloir changer les données de l'équation mardi face à la Suède...

Même si Deschamps ne l’a pas explicitement condamné hier soir en conférence de presse, ce qu’on peut espérer de mieux après ce triste match de l’équipe de France face à l’Albanie, c’est pourtant que ce 4-4-2 soit enterré. Tout simplement parce qu’il ne correspond pas aux qualités des joueurs-clés de l’équipe de France. Il gêne Pogba, il gêne Valbuena et il gêne Benzema. C’est un souci.

Lorsque les Bleus sont repassés en 4-2-3-1 après l’entrée de Griezmann, l’équipe a aussitôt retrouvé de la profondeur mais surtout de la largeur dans son jeu. Le problème, c’est que ce 4-4-2 était trop défensif pour un match à domicile contre l’Albanie. Alors je veux bien qu’on m’explique que l’Albanie n’est plus cette équipe en carton-pâte qu’elle était il y a 20 ans. C’est un fait entendu.

 

Matchs-cacahuètes

Les équipiers de Cana parviennent désormais à titiller quelques grosses écuries du Vieux Continent, ils sont bien organisés et pour eux, faire un match nul en France est à la fois une grande performance et un événement. Mais clairement, le décalage de motivation entre les deux équipes était flagrant. On le sait : d’ici à l’Euro, les Bleus n’auront que des matchs-cacahuètes à jouer.

Forcément, il y aura des rencontres où ils seront moins concernés. Il n’y a qu’à voir la cascade de forfaits pour ces deux matchs. Celui de Matuidi notamment, s’est avéré fort préjudiciable car le Parisien apporte beaucoup de percussion et de profondeur, ce dont cette équipe de France a cruellement manqué tout au long de la partie. 

On verra mardi au Vélodrome, face à la Suède, si elle va parvenir à rectifier le tir…

Pierrot