Du spectacle et des polémiques

Posté par Pierre Ménès le 3 Avril 2019

Ces demi-finales de Coupe de France ont été riches en rebondissements divers et variés. On a commencé mardi avec un très bon match entre Lyon et Rennes, que les Bretons ont gagné avec leurs armes : une belle organisation, un milieu de terrain complémentaire et des attaquants qui savent faire la différence. Le tout en jouant en équipe, ce qui n’est pas le cas de Lyon. Une fois de plus, l’OL avait une grosse échéance, une fois de plus Lyon était favori et une fois de plus, Lyon a failli. Il y a trop de joueurs dans cette équipe dont le comportement  n’est pas admissible : Ndombélé, Fekir, Depay, Traoré… Sans parler de Marcelo qui était totalement aux fraises.

L’OL a été mené trois fois dans ce match. Après l’ouverture du score de Niang qui a profité du profond sommeil du grand défenseur brésilien pour couper un centre de Sarr, Traoré a égalisé dès la reprise et on pouvait penser à ce moment-là que les Gones allaient reprendre le fil du match. Il n’en a rien été. Sur un corner de Ben Arfa, André a redonné l’avantage à Rennes avant que monsieur Bastien n’accorde un penalty ahurissant aux Lyonnais. La main d’André n’est pas collée au corps, elle est sur le corps ! Il n’a même pas pris la peine d’aller voir la vidéo… Un péno scandaleux transformé par Dembélé avant que Bensebaïni ne donne la qualif’ à son équipe avec un but qui est un peu le miroir de celui inscrit par Thuram devant la Croatie en 1998, avec cette frappe du mauvais pied qui file dans le petit filet.

Une énième désillusion pour l’OL mais alors, ce qui a suivi juste derrière, en conférence de presse, était malaisant au possible. Jean-Michel Aulas a humilié publiquement Bruno Génésio dans un grand moment de gênance, d’irrespect et d’inconvenance. Tu ne peux pas faire ça. Tu ne peux pas. Pas à un mec qui entraîne ton équipe depuis trois ans. C’est pour moi une faute de com’ majeure et à la place du coach lyonnais, jamais je ne reste dans ce club la saison prochaine. Jamais. S’il le faisait, Génésio deviendrait à tout jamais le paillasson de JMA.

La paradoxale ambition défensive…

L’autre demi-finale a été malheureusement animée par l’arbitre, monsieur Letexier. On n’a vu que lui sur la pelouse. Paris a ouvert le score sur un très joli but de Verratti, comme quoi le petit hibou peut marquer lorsqu’il frappe. Quelques minutes plus tard, il y a eu ce contact entre Thiago Silva et Coulibaly et pour moi, il y a penalty. L’attaquant nantais qui joue beaucoup plus avec son corps qu’avec le ballon, c’est son style mais bon, ce n’est pas un footballeur. Il aurait déjà dû être expulsé pour son coup de coude sur Bernat et l’a finalement été pour s’être essuyé les crampons sur Thiago Silva.

Quant au penalty sifflé à l’heure de jeu pour le PSG, honnêtement on peut dire qu’il est sévère mais Pallois a les bras complètement écartés, ce qui a dû jouer. En tout cas, monsieur Letexier n’avait aucune raison de faire retirer le penalty d’abord transformé par Mbappé puisque les deux seuls joueurs à être entrés dans la surface étaient des Nantais. La seconde tentative de l’attaquant français a été repoussée par Tatarusanu et il y a eu encore un autre penalty pour Paris, cette fois pour une faute assez évidente de Diego Carlos sur Daniel Alves. Le match s’est terminé avec un joli mouvement parisien ponctué par ce but exceptionnel en lob d’Alves. 

Ce n’était clairement pas un grand PSG et je pense que Nantes peut avoir des regrets d’avoir totalement refusé le jeu jusqu’au but de Verratti parce que les canaris ont montré par la suite qu’ils avaient la capacité de créer le danger sur le but parisien. Mais voilà, c’est le lot de bien trop d’équipes de notre championnat de venir au Parc avec des ambitions uniquement défensives. « Ambition défensive », il y a d’ailleurs quelque chose de paradoxal dans ces mots. Mais encore une fois, la vedette de ce match restera l’arbitre et ce n’est pas normal. 

Pierrot