Drôle de chute pour l'OM
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Au terme d’un dimanche bien terne, les positions ont évolué dans le haut du classement puisque l’OM a laissé sa 3e place à Monaco après sa défaite à Bordeaux. Une défaite au goût amer…

On va jeter un voile pudique sur les rencontres de l’après-midi, toutes frappées du sceau de la médiocrité et du manque de spectacle, pour être gentil - il paraît qu’en ce moment il faut être gentil avec la Ligue1. On notera juste que Sainté l’a petitement emporté sur un coup-franc de Tabanou que Riou n’aurait pas dû encaisser. Cela a suffi au bonheur des Verts qui se sont assis devant leur télé hier soir en se disant qu’une défaite marseillaise à Bordeaux pourrait faire leur affaire. 

 Alors on connaissait la stat’, répétée partout avant le match : l’OM n’avait plus gagné à Chaban-Delmas depuis 1977. Eh bien on peut désormais affirmer qu’il n’y gagnera plus jamais puisque c’était le dernier Bordeaux-OM de l’histoire de ce vieux stade vélodrome. Ce match, l’OM aurait pu et aurait dû le gagner. Les Olympiens ont été malchanceux, à l’image d’un excellent Alessandrini qui a touché deux fois le poteau en première mi-temps, même s’il ne faut pas oublier la somptueuse volée de Mariano sur un mauvais dégagement de Mandanda qui a elle aussi terminé sa course sur le montant.

Et puis il y a eu le tournant de la 45e minute, avec cette énorme erreur de monsieur Varela, qui a oublié de donner à l’OM un penalty totalement justifié et un carton rouge à Pallois, auteur d’une faute évidente sur un Alessandrini lancé. C’est d’autant plus incroyable qu’en voyant le ralenti, on constate que l’arbitre n’est pas masqué et qu’il est à moins de quinze mètres de l’action. Incompréhensible.

Les Phocéens ont été un peu moins brillants après le repos, les changements tactiques de Sagnol perturbant la remontée de balle des hommes de Bielsa. Au passage, pour tordre le cou aux contestations à venir, non il n’y avait pas penalty sur la main de Yambéré, puisque je rappelle pour la énième fois que la règle, c’est la loi 12. Et la loi 12 dit qu’une main doit être « délibérée » pour être considérée comme une « faute ». 

 

Scénario catastrophe : l’OM finit 6e

Les Girondins ont inscrit ce but qu’on sentait presque venir à l’heure de jeu, sur leur seule frappe cadrée du match. Sur un énième débordement et un centre légèrement dévié de Mariano, Yambéré a repris du droit et trompé Mandanda. Après ça, l’OM n’y était plus et a maladroitement poussé sans jamais donner l’impression de pouvoir revenir au score. Les conséquences sont terribles pour Marseille, qui quitte le podium pour la première fois depuis août. 

Monaco est désormais devant, Saint-Etienne juste derrière et Bordeaux à seulement trois points. Autant dire que la troisième place qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions est désormais loin d’être acquise et on peut même commencer à imaginer un scénario catastrophe qui verrait le champion d’automne échouer au final à la 6e place, européen par la  seule grâce d’un très probable doublé du PSG dans les coupes nationales qui offrira à la 6e place un strapontin pour l’Europa League. Ce qui serait aussi ironique que savoureux.

On n’en est pas encore là. Mais il n’en reste pas moins que sur la phase retour, l’OM est 14e. Cette chute n’est évidemment pas imputable aux seules erreurs d’arbitrage défavorables, même si cela a joué. A partir du moment où l’attaque marseillaise est muette, il y a toujours un moment où ça flanche derrière. Parce que la défense olympienne est tout simplement trop juste. Et surtout, on a vu en première période que l’OM se retrouvait parfois en égalité numérique derrière avec des situations très délicates à gérer. Rédhibitoire sur la longueur d’un championnat. 

 

Pierrot