Deux réussites et un gâchis
Posté par Pierre Ménès le 15 Février 2018

De nos trois représentants en lice hier soir, la meilleure affaire est évidemment celle réalisée par l’OM, qui a pris une très sérieuse option sur la qualification pour les huitièmes. Les Olympiens ont facilement battu une équipe de Braga pas maladroite dans la transmission mais totalement inexistante en attaque. La formation portugaise était bien trop faible pour arrêter un OM qui a fait preuve d’une belle qualité de jeu et s’est mis sur les bons rails très rapidement avec l’ouverture du score dès la 4e minute par Germain, qui a bien coupé au premier poteau un centre de Payet.

L’OM n’a pas desserré son emprise mais s’est heurté à Matheus qui a évité à son équipe de prendre l’eau avant la pause. Ce n’était pourtant que partie remise puisque c’est après le repos que les joueurs de Garcia ont enfin concrétisé leur indécente domination. D’abord grâce à Germain qui a signé un doublé en reprenant du plat du pied un centre parfait de Sakaï, puis par l’inévitable Thauvin, entré en jeu à 20 minutes de la fin et qui a marqué son but hebdomadaire du gauche, après une action de classe et un double une-deux avec Lopez dans la surface de Braga.

Le seul point noir de la soirée finalement, c’est ce stade Vélodrome qui sonnait vraiment creux. Que le jour et l’horaire du match n’aident pas, je veux bien l’entendre. Mais Marseille est une grande ville où les supporters de l’OM sont extrêmement nombreux et je pense qu’il y avait moyen de faire mieux qu’à peine 20 000 spectateurs pour un 16e de finale de Coupe d’Europe, a fortiori pour soutenir une équipe qui tourne et marque but sur but depuis un mois.

Prune et Batave à tatouages

Face au Lokomotiv Moscou, Nice avait réalisé un départ canon avec un doublé de l’inévitable Balotelli et plusieurs occasions de 3-0, notamment pour Plea. Et puis tout a basculé juste avant la pause, avec ce penalty bêtement concédé par un Sarr en grande difficulté pendant tout le match. Car le second acte a été totalement à l’avantage du leader du championnat russe, qui a profité de l’expulsion de Coly en tant que dernier défenseur pour égaliser sur le coup-franc avant d’enfoncer le clou dans la foulée. Trois buts signés du même homme, Manuel Fernandes. C’est donc très mal embarqué pour les Aiglons qui, faute d’exploit la semaine prochaine en Russie, n’auront plus que le championnat à jouer d’ici la fin de saison.

Enfin, on a assisté à un super match de Coupe d’Europe au Groupama Stadium entre une équipe lyonnaise qui avait beaucoup de choses à se faire pardonner après trois défaites consécutives en championnat et une formation de Villarreal joueuse et qui n’est pas cinquième de Liga pour rien. Et autant l’OL a du mal face aux blocs bas, autant quand il a des espaces, il est redoutable. Après une première mi-temps équilibrée que les Espagnols auraient dû finir à dix si Mariano avait eu plus de vice sur la faute de Victor Ruiz, l’OL a frappé deux fois en trois minutes dès le début du second acte, par Ndombélé puis Fekir.

Mais le Sous-marin jaune a de la ressource et la réduction du score signée Fornals à la conclusion d’un joli mouvement collectif a longtemps laissé penser que Lyon irait en Espagne dans une semaine avec un seul but d’avance. C’était sans compter sur l'homme qui ne marque que des buts venus d’ailleurs, aka Memphis Depay. Le batave à tatouages a lâché une prune de 30 mètres plein axe qui a terminé dans le petit filet d’un Asenjo médusé. Mariano Diaz, qui n’a pas marqué mais a terriblement pesé sur la défense espagnole, a également été très bon. Au final, c'est une belle soirée pour l’OL, qui a peut-être profité de cet intermède européen pour se remettre la tête à l’endroit pour la suite et la fin de la saison.

Pierrot