PSG-OM: Un Classico avec deux classes d'écart

Posté par Pierre Ménès le 17 Mars 2019

C’est le LOSC qui a lancé cette 29e journée vendredi et ça ne lui a pas réussi puisqu’il s’est incliné à domicile face à Monaco sur un joli but de Vinicius en fin de rencontre. Un match où les Nordistes ont gâché trop de belles occasions, que ce soit par Bamba ou Mendes. Et on connaît tous l’adage : « trop d’occases vendangées, défaite qui pend au nez ». Surtout face à  cette équipe de Monaco qui n’a plus rien à voir avec celle qui avait si péniblement terminé la phase aller. On est passé de 16 blessés à 16 recrues, pour caricaturer. Clairement, jouer l’ASM aujourd’hui, ce n’est pas une partie de plaisir. 

Après la défaite de Lille, Saint-Etienne s’est un peu replacé dans la course samedi en explosant le fantôme de Caen à D’Ornano. Et puis dimanche, Lyon a battu Montpellier plus largement que le score ne l’indique. Parce que mis à part vingt minutes d’errance agaçantes - j’ai envie de dire « à la lyonnaise » - après l’ouverture du score de Terrier qui ont abouti à l’égalisation de Mollet sur un très joli coup-franc, les Gones ont remis le pied sur le ballon en seconde période et ont joué avec beaucoup de vitesse et de détermination. Dembélé a redonné l’avantage à l’OL sur une superbe passe de Ndombélé avant que, sur un joli centre de Dubois, Aouar creuse l’écart d’une tête plongeante. Lyon est le grand bénéficiaire de cette journée et se replace à quatre points de Lille. 

Une superbe opération pour les joueurs de Génésio car l’OM a perdu hier soir au Parc. Les Olympiens ont plutôt bien maîtrisé le PSG en première période, sans pour autant se montrer dangereux non plus. La faute à une escouade offensive trop défaillante. Et Paris a frappé juste avant la mi-temps, sur un but incroyable. L’action part d’un dégagement de la tête de Thiago Silva sur un corner marseillais vers Di Maria qui fait mille tours de passe-passe, le ballon navigue de Verratti à Kehrer en passant par Dagba et revient à Di Maria plein axe, qui élimine joliment Sanson avant de glisser à Mbappé qui ouvre bien son pied et trouve le petit filet opposé. Mener au score à la pause était un peu flatteur pour Paris, qui a eu son lot de contrariétés pendant le premier acte avec les blessures d’Alves et de Meunier qui se sont ajoutées aux absences de Cavani, Neymar et Draxler. 

Dès la reprise, sans que quelque chose ne change sur le plan tactique, l’OM a égalisé sur un tir croisé de Germain sur lequel Kehrer ne défend vraiment pas bien. On pouvait alors se dire que le match allait peut-être tourner en faveur des Phocéens. Mais c’était compter sans le talent exceptionnel de Di Maria, qui a redonné l’avantage à Paris dans un angle réduit avant de signer un doublé sur un coup-franc magnifique qui a trompé un Pelé pas encore chaud puisqu’il venait tout juste de remplacer Mandanda, expulsé pour une main en dehors de la surface devant Di Maria, encore lui. Le score aurait pu être plus sévère puisque Pelé - cette fois bien chaud - a magnifiquement repoussé le penalty de Mbappé dans les arrêts de jeu. 

On a encore pu constater avec ce Classique ou Classico - appelez-le comme vous voulez - que même avec une équipe handicapée face à une autre au complet, l’écart est encore important entre le PSG et l’OM. Sur un autre plan, ce succès est une bonne nouvelle pour Paris, parce qu’il évident qu’un mauvais résultat lors du premier match au Parc après l’élimination face à Manchester, qui plus est face à Marseille, aurait fâché encore plus les supporters. Des supporters pas si fâchés que ça finalement. Ils avaient programmé trente minutes de grève et on craqué au bout de dix-sept…

Pierrot