C'était trop, Baup...
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Samedi après-midi, alors que le coach à la casquette se faisait débarquer par Vincent Labrune à Marseille, la bande à Ibra déglinguait Sochaux et faisait le spectacle à Paris. Contraste saisissant.

Bien au-delà des matchs de ce samedi, la news foot de la journée, c'est bien évidemment le limogeage surprise d'Elie Baup. Surprise parce que, même si l'OM ne fait pas un début de saison exceptionnel, le club n'est pas si mal classé en L1 avec cette 5e place. Mais le désormais ex-entraîneur olympien paie un parcours catastrophique en Ligue des Champions - malgré la difficulté du groupe, OK -, avec zéro point en cinq matchs et une qualité de prestation et d'investissement très faible. Alors comme en plus de ça, le podium s'éloigne dangereusement en championnat…

Ce qui est étrange, c'est qu'Elie Baup était là au décrassage samedi matin et que Vincent Labrune a appris la nouvelle aux joueurs et à l'intéressé à l'issue de la séance ! Il semblerait qu'une délégation de joueurs ait demandé à ce qu'un sursis soit accordé à Baup. Sans effet. C'est José Anigo qui prend la succession jusqu'à la trêve, soit 4 matchs à disputer. Ce qui prouve que cette décision a été prise, si ce n'est dans l'improvisation, du moins dans la précipitation. On verra si le comportement de l'OM lors de ces 4 matchs prolongera ou pas l'intérim du directeur sportif olympien.

Une fois de plus, l'OM est victime de son impatience chronique. Même s'il est évident que l'OM de cette saison décevait beaucoup jusqu'ici, il ne faut pas oublier que le coach qui vient de prendre la porte est aussi celui qui a terminé deuxième de l'exercice précédent, il y a six mois. Alors la principale rumeur mène à Fred Antonetti, avec lequel j'ai échangé quelques SMS aujourd'hui et qui m'a dit une fois de plus qu'il n'avait aucun contact avec les dirigeants olympiens. De toute façon, il faudra un jour que l'OM arrête de piquer les consultants de Canal pour en faire leurs entraîneurs !

Maintenant, on va attendre de voir si le fameux choc psychologique va se produire, sachant que pour les trois équipes qui ont changé d'entraîneur (Ajaccio, Valenciennes et Sochaux) ces dernières semaines - en attendant de voir ce que va faire Courbis à Montpellier - on ne peut pas dire que ce soit un triomphe.

Pathétique sur synthétique

Pendant ce temps-là, le PSG a repris sa marche en avant en faisant payer l'addition de sa défaite à Evian aux pauvres Sochaliens. Alors il y a des équipes qui jouent moins bien au ballon que Sochaux, mais c'est trop léger, trop friable et globalement trop faible. Surtout face à une équipe qui joue sérieusement et un Ibra une nouvelle fois exceptionnel. Deux passes décisives - dont la première invraisemblable pour Thiago Silva - et deux buts dans les trois dernières minutes - dont ce coup-franc qui ressemblait à un pénalty tiré en force, pfff… Ce joueur, meilleur buteur et meilleur passeur du championnat, n'est vraiment pas comme les autres. Et c'est pour ça qu'il nous régale.

Et puis dans la soirée, comme d'habitude Valenciennes n'a pas réussi à l'emporter à la maison. Ce qui est dommage pour les Nordistes, c'est que l'égalisation guingampaise survient sur une frappe en plein centre du but. Au final, ce nul n'arrange pas VA mais c'est toujours mieux que Nice, qui a subi à Reims sa 7e défaite consécutive et continue d'inquiéter. Cette fois, les Aiglons ont chuté sur un but de Charbonnier dans les arrêts de jeu.

Et puis, Rennes continue à osciller entre l'intéressant et le pathétique. On avait eu droit au modèle intéressant le week-end dernier face à Saint-Etienne, cette fois c'était donc la version pathétique, sur le synthétique de Lorient. Il faut dire que le pénalty provoqué par Armand et l'expulsion qui en a découlé n'ont pas aidé les hommes de Montanier. Une action survenue sur un énième ballon par-dessus la défense centrale, le gros point faible de Rennes cette saison.

Enfin, Lorient qui était en pleine crise et à l'agonie il y a un mois et demi, vient donc de signer sa 4e victoire consécutive et son 5e match sans prendre de but. Ce qui prouve que faire une bonne série alors qu'on n'est pas bien, c'est possible. Même si les relations entre Féry et Gourcuff ne seront plus jamais les mêmes, au moins l'entraîneur a pu continuer à faire son taf. Et ça paie aujourd'hui.

Pierrot