Barcelone au pays des merveilles
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Le Barça a remporté la cinquième Ligue des Champions de son histoire à l’issue d’une finale d’une qualité exceptionnelle où il ne faudra surtout pas oublier la prestation remarquable de la Juve.
Barcelone est à nouveau la meilleure équipe du monde. Messi est son roi. Tout est redevenu normal. Ou presque.
Comme on pouvait le penser les Catalans ont remporté cette finale. Mais on ne pouvait pas imaginer que l’on assisterait à une des plus belles finales de la coupe aux grandes oreilles depuis de longues années. Dans ce déluge de louanges il ne faudra pas oublier d’associer la prestation de la Juve, surtout en seconde période.
Le Barça pouvait-il commencer cette finale de façon plus idéale ? Marquer un but encore plus abouti sur le plan collectif ? Ce mouvement exceptionnel restera dans l’histoire des finales de la ligue des champions.  Un renversement de jeu de Messi, qui en fait beaucoup pour Jordi Alba à un touche pour le travail en fixation de Neymar qui trouve intelligemment Iniesta intercalé qui sert merveilleusement Rakitic qui marque seul face au but vide. Quinze passes, cinquante-cinq secondes de possession. Du Barça pur jus.
La Juve va franchement vaciller après cette entame plus que compliquée. Au milieu, Vidal accumulait les fautes, assez graves en plus et sans un réflexe fou de Buffon sur une frappe de Daniel Alves où le champion du monde 2006 semblait pourtant pris à contrepied, la finale aurait été terminée avant même la fin de l’apéro.
La Juve s’en sortait plutôt pas mal au repos et allait vivre dix minutes bien compliquée à la reprise, Buffon réalisant un nouveau miracle devant Suarez. C’est au moment où les Turinois frôlaient le point de rupture que Morata égalisait sur une bonne frappe en pivot de Tevez mal repoussée par Ter Stegen.
La victoire du foot
C’est à ce moment précis que les Italiens vont vraiment avoir leur chance. Sous l’impulsion d’un Pogba surpuissant, la Juve va gagner les duels et clairement inquiéter les projets catalans.
Et c’est en plein temps fort transalpin que Messi va accélérer, obliger Buffon à repousser le ballon dans les pieds de Suarez qui redonnait l’avantage au Barça.
On s’arrête quelques instants dans le fil ébouriffant de cette finale pour parler des deux faits d’arbitrage. Pour moi pas pénalty sur Pogba qui commet la faute le premier su Daniel Alves et but à mon sens valable sur la tête de Neymar détournée sur son bras. Le concept de la main involontaire n’est-il valable que sur le plan défensif ?
La fin de match allait être du niveau de la fin du match. Etonnante, échevelée, bouleversante avec Xavi et Pirlo. Le but de Neymar, encore un, vint seulement donner encore plus d’éclat à cette équipe magnifique.
La remise des médailles avec un Michel Platini euphorique, le goût de la revanche est souvent délicieux, fut pleine de grandeur et de respect. Entre la haie d’honneur catalane aux Turinois jusqu’à la joie, pudique et émouvante du formidable Xavi.
Après plusieurs jours pourris où le foot a été sali par ceux qui sont censés veiller sur lui, cette finale arrive au meilleur moment.
Elle est la démonstration d’une chose qu’on ne doit jamais oublier et qui nous unit tous ici : le foot est merveilleux.
Pierrot