Arménie-France : l'analyse
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Ce qu'on peut retenir après cette deuxième session de matchs amicaux, c'est que la hiérarchie semble déjà bien établie chez les Bleus...

Je ne vais pas être faux-derche avec vous : je ne peux pas dire que je trouve un intérêt fou à ce genre de match. Même si l’opposition arménienne pendant la première période a été plus que correcte, avec même quelques occasions à la clé, ce n’était pas un adversaire face auquel les Bleus peuvent se jauger. Des Bleus qui ont livré un début de match assez bizarre, avec un côté droit totalement déficient, tant sur le plan offensif que défensif.

L’EdF semblait même un peu mal à l’aise, jusqu’à ce but rapide de Rémy qui l’a un peu décrispée. Par la suite, les hommes de Deschamps ont mené les débats mais ont dû attendre que la fatigue se fasse sentir chez les Arméniens pour commencer à trouver des espaces, parce qu’avant cela, il n’y étaient pas parvenus. 

On commence désormais à comprendre comment vont se dérouler les amicaux des Bleus d’ici à l’Euro : il y aura un gros match pour rôder l’équipe-type et un autre, face à un adversaire plus modeste, pour les remplaçants. Ce sera à ces derniers de montrer, dans ces circonstances, qu’ils veulent et surtout qu’ils peuvent prétendre à mieux que ce statut et instiller le doute dans la tête du sélectionneur.  

Et parmi ceux qui l’ont montré plus que les autres hier soir, il y a bien sûr Gignac, qui a parfaitement saisi sa chance avec son but, ses deux passes décisives et son enthousiasme. C’est moins le cas pour le reste de l'équipe, excepté peut-être Rémy et Mathieu qui se sont eux aussi montrés à leur avantage. 

 

La vérité d’octobre 2014…

Maintenant, ce n’est peut-être pas plus mal pour Deschamps qu’une hiérarchie commence d’ores et déjà à se dessiner. J’ai souvenir qu’après les deux premiers matchs amicaux post-Coupe du Monde, face à l’Espagne puis la Serbie, L’Equipe avait écrit que DD avait déjà neuf joueurs de son équipe-type en tête. J’avais trouvé ça un peu prématuré à l’époque. Force est de constater que ce n’était pas faux. 

Je ne suis pas certain que ce soit une bonne nouvelle, mais de toute façon rien ne dit aujourd’hui que l’équipe alignée samedi au Stade de France face au Portugal sera celle qui débutera l’Euro dans 20 mois. En un peu plus d’un an et demi, des joueurs vont éclore, d’autres disparaître des écrans radars… Il y a donc de bonnes chances pour que la vérité d’octobre 2014 soit assez éloignée de celle de juin 2016.

Voilà, ce ne sont pas les matchs les plus excitants à regarder, je vous le concède, mais si la France avait dû en passer par les qualifications, elle en aurait eu à jouer, des matchs comme celui-là. L’avantage, c’est que ça va permettre à Deschamps de voir du monde tout en conservant sa logique de groupe.

Pierrot