Albanie-France : les notes des Bleus
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Autant vous dire que les notes ne volent encore pas bien haut après ce match insipide en Albanie. Il était temps que ça se termine...

LLORIS (5) : Une première parade assez catastrophique qui aurait pu prêter à conséquence. Une deuxième beaucoup plus difficile à effectuer au pied de son poteau. A moins d’être un anti-Lloris chronique, on peut dire qu’il ne pouvait absolument rien sur le coup-franc pleine lunette de Kace. Quant à son jeu au pied, il ne progresse pas. 

JALLET (5) : Il a peu participé au jeu, pas autant qu’il l’aurait souhaité sans doute. Mais bon, vu la médiocrité ambiante, c’était quand même correct.

VARANE (4) : Il est un peu le symbole de cette équipe de France en ce sens qu’il montre assez peu d’investissement personnel. Il a joué ce match sur un rythme pépère, sans colère ni fougue. Avoir du calme et de l’assurance quand on est arrière central, c’est bien, mais pour un mec propulsé titulaire indiscutable à ce poste, il doit aussi, de temps en temps, secouer ses coéquipiers.

SAKHO (5) : Toujours difficile de juger un stoppeur qui n’a pas eu d’avant-centre attitré pendant un match. Disons que dans l’ensemble, Mamad’ a livré une partition correcte, notamment au niveau de sa relance, sobre et propre.

EVRA (5) : Déjà, chapeau à lui. Une semaine après avoir perdu la finale de la Ligue des Champions, aller jouer un match amical sans aucun intérêt pour lui en Albanie, c’est admirable. Pas vraiment mis en danger défensivement, pas franchement à son avantage offensivement, il a commis une très grosse faute qui, en match officiel, lui aurait sans doute valu la sanction suprême.

GONALONS (4) : Enfin titulaire, on pourrait lui faire le reproche d’avoir joué très bas, ce qui a eu pour effet de couper l’équipe en deux. Peu de liant avec les joueurs de la zone offensive, peu d’impact sur le jeu. Il peut faire beaucoup mieux.

KONDOGBIA (4) : Même reproche que pour Gonalons en première période : il jouait trop bas. En seconde, il a un peu disparu de la circulation et au final, ce match ne sera pas à reporter dans sa colonne « crédit ».

PAYET (4) : Très souvent livré à lui-même au milieu, sans décalage, recevant le ballon arrêté, il a cherché à faire jouer les trois piquets de devant, mais ça n’a pas été brillant.

LACAZETTE (3) : Alors il a joué à droite en première mi-temps et ce n’est pas son truc. D’accord. Mais après le repos, il a joué dans l’axe au sein d’un environnement favorable avec pas mal de Lyonnais. Une mauvaise inspiration sur un ballon assez correct de Ntep. Il avait une belle carte à jouer dans ce match, il ne l’a pas abattue.  

GRIEZMANN (3) : Une énigme. Ce n’est pas possible que ce soit ce joueur qui brille et marque des buts avec l’Atlético. Il a été fantomatique, ne prenant aucune initiative. Très compliqué pour lui en moment. 

GIROUD (3) : Transparent. Il commet la faute qui amène le but albanais sur coup-franc et techniquement, c’est vraiment très pauvre. Il place une tête sur laquelle le gardien plonge pour la photo bref, lui non plus n’a pas marqué de points sur ces deux derniers matchs.

Remplaçants :

Pogba (4) : Il a apporté de l’impact évidemment, mais il a failli coûter un deuxième but sur une perte de balle et a fait un mauvais choix offensif en bonne position. Et puis lui non plus n’avait pas l’air follement concerné par la chose. 

Fekir (3) : D’abord, il a touché un nombre famélique de ballons. Ensuite, il a manqué d’inspiration dans ses choix et s’est surtout compliqué la vie. Et puis bon, il n’a jamais réussi à trouver Lacazette, ce qui est un comble.

Ntep (non noté) : Six ou sept situations de débordement, et seulement deux qui ont débouché sur un ballon correct. Tous les autres duels face à son arrière droit ont été des échecs. Mais ce n’est pas à lui qu’on va faire des reproches sur ces deux matchs. 

Valbuena (non noté) : On peut dire ce qu’on veut, mais lui quand il rentre, au moins il est motivé et ça se voit. Une frappe, un bon coup-franc : c’est déjà mieux sur le plan offensif que tous les autres réunis.

Pierrot