Adil va redevenir footballeur

Posté par Pierre Ménès le 26 Août 2019

Adil Rami va donc cesser d’être G.O.. Après les Bleus, Fort Boyard et son show à la soirée des Oscars, le défenseur central champion du monde a vécu une saison pourrie. Burn out, blessures, soucis conjugaux avec Pamela assortis de graves accusations depuis démenties par l’intéressée et pour finir en beauté, licenciement de l’Olympique de Marseille pour s’être rendu à l’enregistrement de Fort Boyard. 

Alors oui, je sais, Adil est mon ami, mais voyez-vous quand un ami faute je le lui dis. Alors en l’espèce, ça y est je parle comme un avocat, la sanction décidée par Jacques-Henri Eyraud est totalement disproportionnée. On ne licencie pas un employé pour un prétexte aussi futile. Le licenciement, c’est la nouvelle mode à Marseille. Après Fanni, Bedimo et Evra (oui ok, lui, c’est un cas à part), à l’OM quand on ne veut plus d’un joueur estimé trop cher et évidemment âgé, on lui indique la porte.

Imaginez si le PSG avait licencié Cavani pour ses trois jours de retard lors d’une trêve hivernale ou Neymar pour sa semaine de vacances de rab. Evidemment, les deux Parisiens n’avaient ni le même âge, ni le même statut, ni le même rendement mais n’empêche la méthode est tout aussi inélégante que risquée. D’ailleurs, Marseille qui économise à peu près 10 millions d’euros chargés dans l’histoire a proposé 1,2 million à Rami qui a évidemment refusé. L’histoire se règlera aux prud’hommes. 

On note d’ailleurs avec un certain sourire que le médecin du club a lui aussi pris la porte alors que son témoignage allait dans le sens d’Adil. 

Et là, c’est le moment où des supporters marseillais me font remarquer avec leur sens de la nuance habituelle que Rami a fait une saison catastrophique. C’est parfaitement exact mais ça n’a aucun rapport. Parce que si l’OM avait dû licencier tous les joueurs nuls la saison dernière, ils ne joueraient pas à onze cette saison. 

Pendant cet été pourtant horrible, Rami a fait une préparation physique intense. Toujours avec le sourire et avec forcément l’envie de montrer qu’il n’est pas bouilli. Il va donc retrouver une ferveur assez comparable à celle de l’OM avec le club stambouliote du Fenerbahce. Il restera un amoureux sincère de l’OM. Mais ne fera aucun cadeau à ses dirigeants. A condition que ceux-ci soient encore en place lors du procès. Et ça permettez-moi d’en douter. 

Pierrot