10 + 16 = 4
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Le suspense n'aura pas duré longtemps hier soir à l'Allianz Arena de Munich. Face à des Madrilènes exemplaires, les Bavarois ont sombré (4-0). Les hommes d'Ancelotti sont parfaitement lancés vers la "Decima".

Bon rassurez-vous, je ne suis pas devenu complètement gâteux même si j'ai toujours été nul en maths. Il y a trois chiffres à retenir de cette rencontre : 10, comme la dixième victoire possible en Ligue des Champions pour le Real Madrid, le 24 mai prochain à Lisbonne. 16, comme le nouveau record de but sur une saison en LDC de Cristiano Ronaldo, auteur d'un doublé hier soir. Enfin 4, comme le nombre de buts inscrits par les Madrilènes à une équipe bavaroise aux abois. 

Avant de parler de la performance du Real, il faut déjà faire un premier constat : le Bayern a complètement raté son match. Autant à l'aller on pouvait les blâmer pour leur manque d'efficacité, autant sur ce match retour, ils ont volé en éclat. Et particulièrement sur le plan défensif. Quand on encaisse deux buts sur coups de pied arrêtés dans les 20 premières minutes avec de telles fautes de marquage (Thomas Müller, Dante et Boateng, pour ne citer qu'eux), on se plombe le match.

Derrière, il a suffi au Real d'être extrêmement concentré derrière, impérial dans le jeu aérien avec Pepe et Sergio Ramos et de se projeter très vite vers l'avant. Cette merveille de troisième but, typique de Madrid avec le BBC - Benzema, Bale, Cristiano - en est la parfaite illustration. La dernière réalisation, sur un coup-franc qui passe sous les semelles d'un Dante dans tous les mauvais coups, donne encore plus d'ampleur à l'énorme victoire madrilène.

Méfiance avec les comparatifs

Alors j'entend déjà les gens dire "c'est la grande victoire d'Ancelotti". Oui évidemment, mais il faut faire très attention avec les comparaisons. L'année dernière, c'est Ancelotti qui entraînait le PSG et il a juste été champion de France. Il n'a pas gagné de coupe et s'est fait éliminer en quart de Ligue des Champions contre un Barcelone moyen. Là, il entraîne une super équipe avec le meilleur joueur du monde et forcément, il a des résultats différents. Des résultats que José Mourinho n'a jamais eu avec le Real alors que lui aussi peut encore se qualifier pour la finale de LDC. Méfions-nous donc de ces comparatifs.

Pour moi, les deux grands mérites du technicien transalpin cette saison se situent au milieu. D'une part, il titularise désormais Luka Modric, qui est une merveille de footballeur. D'autre part, il a réussi à transformer Di Maria, passé d'intermittent du spectacle à milieu de terrain travailleur et talentueux. 

Alors, je préfère laisser le soin aux autres de dire si c'est, oui ou non, la fin de l'ère de la possession de balle. C'est le cas quand on joue contre l'équipe de Cristiano Ronaldo, bien sûr. Ce qui est certain, comme pour le PSG, c'est que l'obtention rapide du titre et la faiblesse du championnat ont plombé le niveau de jeu du Bayern. Il va falloir s'en remettre. Franck Ribéry, loin d'être le seul à être passé au travers, est bien évidemment concerné.

 

Pierrot