Cette actrice à qui l’on a demandé de ne pas trop bien jouer…
Nouveau charmant duo convié sur le plateau de SUPER PLAN, Cécile de France et Diane Rouxel ont répondu aux questions malicieuses d’Antoine de Caunes qui les recevait à l’occasion de la sortie du mélodrame LOUISE de Nicolas Keitel. Les deux actrices en ont profité pour partager leur amour du genre et leur approche de ces rôles inédits.
Diane Rouxel au firmament
LOUISE de Nicolas Keitel – dont c’est le premier long métrage – se plonge dans l’histoire de Marion (Diane Rouxel), jeune femme qui emprunte une nouvelle identité après un grave incident familial, et qui tente, quinze ans plus tard, de renouer avec sa famille sans dévoiler sa véritable identité. Elle se rapproche notamment de sa mère, campée par Cécile de France, qui n’a aucune idée du retour au bercail de son enfant.
« C’était facile d’imaginer Cécile être ma mère comme je la connais depuis longtemps à travers ses films, ses rôles, ses interviews… », a confié Diane Rouxel, actrice révélée par Larry Clark dans THE SMELL OF US avant de collaborer avec Bertrand Mandico pour LES GARÇONS SAUVAGES. Interrogée sur son recours à la poker face, la jeune femme a indiqué ne pas vraiment verser dans cette pratique, à l’inverse de certains personnages de LOUISE.
« Une personnalité intense et légèrement étrange »
Décrit comme « un thriller et mélodrame qui fait beaucoup pleurer » par Diane Rouxel, LOUISE s’inscrit pour Cécile de France dans la grande tradition des mélodrames qu’elle admire : « Je pense tout de suite à KRAMER CONTRE KRAMER. C’est merveilleux d’assumer complètement ce romanesque, il y a des climax qui opèrent comme une catharsis. Je pense que l’humain a besoin de se voir, de s’identifier dans ces tourments, ces machinations émotionnelles dont on est victimes parfois. Là on est totalement embarqués dans l’histoire. »
LOUISE n’a en effet pas son pareil pour proposer une narration immersive, au gré de plans rapprochés sur son personnage principal, qu’interprète Diane Rouxel. L’actrice a dû travailler sa diction, sa voix et son corps pour correspondre à la personnalité intense et légèrement étrange que cherchait le réalisateur. « C’était un peu déstabilisant d’avoir un truc très frontal à jouer dans l’émotion ; tout se voit sur le visage du personnage, et parfois j’avais l’impression d’en faire un peu de trop. Le réalisateur m’a demandé de ne pas trop bien jouer ! ». Un savant numéro d’équilibriste à découvrir en salle.
LOUISE est en salle depuis le 3 décembre.
