Elles se travestissent et… rien ne se passe comme prévu

Dans la série documentaire « Kings », à découvrir prochainement sur Canal+ Décalé, des personnalités féminines (les Brigitte, Nicole Ferroni, Ludivine Sagnier…) se sont déguisées en hommes pour se confronter aux codes de la virilité. Si n’importe quel documentaire a un scénario écrit, celui-ci a été totalement chamboulé à l’épreuve de la réalité. Les filles, en performeuses intrépides, ont dû improviser… Voici ce que la production n’a pas pu anticiper.
Posté par Création Documentaire

La séduction est un art délicat.

Bizarrement, plusieurs Kings pensaient qu’il suffirait de draguer les jeunes femmes en mode bulldozer (« Eh, fais-moi un bisou ! ») ou de se connecter à Tinder pour choper. Mais dans la jungle du célibat parisien, elles se heurtent très vite à un mur d’indifférence…

« T’as vu comment elles sont méchantes ! » s’offusquent Amel Bent et Melha Bedia, qui interpellent en vain les passantes au volant de leur 4x4. « Je me prends des râteaux, je pensais que je serais un beau surfeur », se lamente Cécile de France. « C’est impossible que quelqu’un écrive à cette gueule », théorise Marina Foïs devant son profil virtuel garanti zéro match. Mais les filles ne se démontent pas, et déploieront des trésors d’ingéniosité pour parvenir à leurs fins.
 

Leurs congénères restent sur leur réserve.

Les filles avaient hâte de pénétrer les arcanes du monde masculin et pensaient qu’avec quelques vannes bien placées, ce serait chose aisée. Eh bien non, dans la majorité des cas. Les autres ne les calculent pas du tout.

Hipsters de billard ou joueurs de poker dans les troquets, tout le monde se méfie des faux mecs et reste sur son quant-à-soi. On ne refile pas l’adresse de son barbier comme ça, et on ne laisse pas les inconnus s’incruster dans sa partie de cartes… Les Kings devront user de tous leurs talents d'actrice pour tenter de se faire accepter.
 

En hommes, elles en font naturellement des caisses.

Elles en ont été les premières surprises. Une fois le pastiche de barbe collé et la chaussette calée dans le slip, les femmes changent tout de suite de comportement. « C’est ça qu’est bon ce soir, tu peux lâcher le bide ! » lance Mika Tard, qui chaperonne ses copines dans chaque épisode.

Elles adoptent un comportement outrancier, forcent le trait, ont envie de se battre, sont agressives, jouent des mécaniques. « On était lourdingues et bourrées de préjugés », résume Cécile de France. Mais aussi, bonnes actrices : elles ont su s'adapter à chaque situation, avec un sens inouï de l'impro.

Avec cette étonnante expérience sur la construction du genre, Kings met à l’épreuve les codes de la virilité de manière fun et complètement dédramatisée. Et ça fait du bien…
 

Kings, série documentaire, 10 épisodes de 12 minutes, bientôt sur CANAL+ Décalé.