Crac crac : le sport est-il condamné à la misogynie ?

Posté par Olympe Meissonnier
Dans un numéro de Crac Crac consacré aux liens entre sexe et sport, à découvrir dès maintenant sur myCANAL, M. Poulpe et ses invités s’interrogent sur le sexisme qui semble souvent être la règle dans ce milieu.

Quand Andre Agassi, en 1988, joue ses matchs en short en jean délavé, tout le monde trouve ça amusant. GQ salue même a posteriori le style de « l’Axl Rose du tennis ».

En revanche, quand Serena Williams, trente ans plus tard, se présente en Black Panther, une combinaison noire à ceinture rose créée par Nike, qui couvre les jambes et favorise la circulation sanguine, c’est le tollé.

« Tout le monde l’a pourrie », rappelle la championne de ski Marie Martinod (photo), invitée de Crac-Crac. Pire : Roland-Garros veut interdire la tenue. 
 

Car les athlètes femmes, on les préfère généralement court vêtues. Mais pas « n’importe comment » : à l’US Open en 2018, Alizé Cornet a été sanctionnée pour avoir remis son maillot à l’endroit sur le court (les hommes, eux, peuvent se balader torse nu).

Des histoires qui sont symptomatiques du sexisme qui règne dans le milieu du sport. Où les femmes sont soumises à des pressions absurdes, sommées d’être sexy et « féminines » à tout prix. 
 

Sans cesse accusées d’être moins bonnes que les hommes, si jamais elles les égalent, on aura tôt fait de les rabaisser, se moquant de leurs corps « trop musclés », ou de les soumettre à des tests de féminité…

Moins médiatisées, moins payées, les femmes sont quasiment absentes des instances sportives. Pour faire bouger les choses, il faudrait commencer par voir plus de femmes à des postes d’entraîneuses, d’encadrement. 
 

Ce qui changerait peut-être les mentalités, et arrêterait le flot continu de remarques sexistes ?

Celles-ci ne manquent jamais de se faire entendre, que ce soit dans la bouche de commentateurs, de responsables de clubs ou même de Martin Solveig qui, remettant le premier Ballon d’or féminin de l’histoire en décembre dernier, a demandé à Ada Hegerberg si elle savait « twerker ». 
 

Toutefois, il n’est pas interdit de garder espoir.

Certains hommes commencent à monter au créneau pour défendre leurs consœurs, comme Andy Murray, qui n’a pas manqué de relever de nouveau « le niveau irréel de sexisme dans le sport » après le « twerk gate ».

Le match est cependant encore loin d’être gagné.
 

Crac Crac, saison 2, Création Décalée, 10 épisodes de 40 minutes à découvrir sur Canal+, Canal+ Décalé et myCANAL.