Ces rois du stand-up qui ont inspiré Paul Taylor

Bien que « franglais » (cela fait des années qu’il habite en France), le Britannique tire davantage ses sources dans l’humour anglo-saxon que frenchie. En attendant la diffusion du prochain épisode de « Stéréotrip » le 19 novembre, on vous révèle trois des influences du comique globe-trotteur qui se paye la tête de l’Europe.
Posté par Création Documentaire

Lee Evans, le jeune retraité du slapstick

Paul Taylor, qui a commencé par le stand-up, est naturellement fan des humoristes de la perfide Albion. Parmi ses favoris, Lee Evans, un des stand-upers les plus populaires d’Angleterre, pour son énergie (il est d’ailleurs célèbre pour transpirer abondamment). Vous l’avez sans doute vu dans La Souris ou en amoureux éperdu handicapé dans Mary à tout prix.

Il s’est fait connaître dans les années 90 avec son humour d’observation slapstick, un genre comique qui met un scène une violence outrancière. En 2014, il a annoncé prendre sa retraite, à seulement 50 ans. Et apparemment, ce n’est pas une blague. 

Ricky Gervais, poil à gratter d’Hollywood

Paul Taylor l’admire car il fait souvent tout de A à Z : écriture, réalisation, production… C’est son rôle de boss lourdingue et gênant, dans sa série mockumentaire The Office, qui l’a révélé au grand public, en 2001.

La ligne directrice de ce maître britannique de l’humour noir, qui alterne depuis séries, rôles au cinéma et stand-up ? Une liberté d’expression sans limites. Quand Ricky Gervais présente les Golden Globes (il l’a fait à quatre reprises), commençant par féliciter les chirurgiens esthétiques des invités, c’est Hollywood tout entier qui frémit, redoutant ses vannes saignantes.

Une liberté de ton qui ne plaît pas à tout le monde : cet athée revendiqué est régulièrement épinglé par ses détracteurs bien-pensants. Auxquels il répond dans son dernier spectacle, Humanity. Dur d’évoluer dans un monde de plus en plus politiquement correct, mais Ricky Gervais n’est pas près d’abdiquer.

Louis C.K., le maître déchu

Beaucoup le considèrent comme un maestro absolu de l’humour. Le credo de celui qui a commencé sur les scènes de stand-up à New York dans les années 90 : une autodérision féroce (« Le repas n’est pas fini quand je suis repu. Le repas est fini quand je me déteste »).

Ce misanthrope n’épargne ni lui-même, ni les autres dans ses spectacles ou sa série Louie (2010-2015). En novembre 2017, sa carrière est stoppée net : plusieurs femmes l’accusent d’exhibition sexuelle. Il reconnaît les faits. Tombé en disgrâce, il voit tous ses projets annulés, mais tente en ce moment un come-back discret. Paul Taylor partage avec lui l’art de l’humour d’observation. Et aussi, un savoureux sens de l’autodérision…

STÉRÉOTRIP, série de Paul Taylor en 6 épisodes de 45 minutes.
À retrouver sur CANAL+ Décalé et myCANAL.