Quelles sont les obsessions de Jean Paul Gaultier ?

Dans sa revue « Fashion Freak Show » aux Folies Bergère, dont le documentaire « Jean Paul Gaultier : Freak & Chic » suit la préparation (à voir à partir du 19 décembre sur CANAL+), le couturier a glissé toutes ses marottes. En voici quelques-unes.
Posté par Création Documentaire

Le corset, symbole de libération sexuelle
 

Quand il était enfant, le petit Jean Paul a « opéré » son nounours Nana, en lui cousant une paire de seins coniques. On les retrouvera à de nombreuses reprises sur ses corsets, comme sur celui de Madonna, porté en 1990 lors du Blond Ambition World Tour.

Il a fait de cet objet jadis symbole d’enfermement son emblème, cristallisant tous les fantasmes. Et une arme de pouvoir pour les femmes de caractère.
 

Les beautés différentes, un pied-de-nez aux canons traditionnels
 

Jean Paul Gaultier a toujours mis un point d’honneur à faire défiler des mannequins hors normes. Dans les années 80, il publie une petite annonce dans Libé : « Créateur non conforme recherche mannequins atypiques. Gueules cassées ne pas s’abstenir. »

Le premier, il fait défiler des mannequins singuliers, loin des canons habituels : beautés étranges, transgenres, seniors, piercés, tatoués, bien en chair… En restant fidèle à sa muse de toujours, l’actrice Rossy de Palma. 
 

La marinière, objet de séduction provocateur et unisexe
 

La marinière et le couturier, c’est une grande histoire d’amour, qui date de son enfance. Il en a fait l’une de ses signatures, que l’on retrouve encore aujourd’hui sur ses flacons de parfum sculpturaux (« Le Mâle »).

Elle est présente dans ses créations dès son premier défilé, en 1976. Chez lui, elle se transforme en objet de séduction provoc (voir le modèle L’homme-objet de 1983, ultra court et moulant). Une pièce androgyne qui ne cesse de l’inspirer.
 

Le masculin-féminin, ou la transgression des genres
 

Femmes dominatrices, hommes « Tout beau, tout propre » (le nom d’une de ses lignes de maquillage)… C’est sûrement la marque de fabrique la plus notable du couturier, qui a lancé la jupe pour hommes en 1985.

Pour lui, « un homme ne porte pas sa masculinité dans ses vêtements, sa virilité est dans sa tête ». Jean Paul Gaultier a toujours refusé de compartimenter les genres, et a eu le mérite de casser les tabous. Ce qu’il fait toujours, avec la malice qu’on lui connaît !
 

Jean Paul Gaultier : Freak & Chic, Création Documentaire, 90 min, le 19 décembre sur CANAL+ et myCANAL.