Ni juge, ni soumise : la justice comme vous ne l’avez jamais vue

Le documentaire césarisé de Jean Libon et Yves Hinant, consacré à la juge d’instruction belge Anne Gruwez, offre un portrait ahurissant de la justice ordinaire. À voir à partir du 6 mars sur CANAL+ et myCANAL.
Posté par Les documentaires CANAL+

Anne Gruwez n’est pas exactement une « juge next door ». Cette sémillante magistrate pratique à Bruxelles une justice à l’opposé de l’idée que l’on s’en fait.

Très impliquée dans son métier, l’héroïne de Ni juge, ni soumise, qui a remporté le prix du meilleur film documentaire lors de la 44e cérémonie des César, nous montre les coulisses de la justice ordinaire, à visage très humain. 
 

La juge voit défiler dans son bureau toute la journée ses « clients », comme elle les appelle.

Avec une franchise déconcertante, elle les interroge et leur parle à bâtons rompus, aussi à l’aise face à des petits caïds qu'à une mère infanticide en plein délire mystique.

Sans langue de bois, Anne Gruwez parle cash et cherche à responsabiliser les prévenus et leur faire prendre conscience de leurs actes. 
 

S’occupant de toutes les affaires imaginables qui ne font pas forcément la « une » des journaux, la Bruxelloise rend une justice de tous les jours, entre petits délits et crimes sinistres, s’efforçant de remettre dans le droit chemin voleurs à l’arrachée sous méthadone ou forcenés qui foncent en voiture sur des policier.

Face à ces cas, la juge, non seulement n’est jamais dépassée, mais cherche toujours à comprendre les faits, les remettre dans leur contexte, et apporter une réponse appropriée. Sans être laxiste pour autant.
 

Tendant une main charitable (voire un mouchoir dans de nombreux cas), à certains, tout en refusant d’être « la sainte patronne des causes perdues », elle sait se montrer juste et ferme, malgré les récriminations et menaces constantes des « malfrats »

Bref, Ni juge, ni soumise montre une justice à visage humain, vraie, dans toute sa crudité, dans ce qu’elle peut avoir de sordide ou cocasse, à mille lieues des séries policières esthétisantes. Une justice comme on ne la voit quasiment jamais, en somme.
 

Ni juge, ni soumise, un documentaire de cinéma à découvrir dès le 6 mars sur CANAL+ et myCANAL