Ni juge, ni soumise est meilleur film documentaire aux César !

Le film de Jean Libon et Yves Hinant, qui suit une juge d’instruction haute en couleur, a été récompensé lors de la 44e cérémonie des César. Une raison de plus de le (re)voir sur CANAL+ le 6 mars.
Posté par Les documentaires CANAL+

Déjà désigné « meilleur documentaire » lors de la 9e cérémonie des Magritte du cinéma début février, Ni juge, ni soumise a été également été récompensé lors de la 44e édition des César, dont la cérémonie s’est tenue à Paris le 22 février, comme « meilleur film documentaire ».

Un documentaire qui montre bien que dans certains cas, la réalité est plus forte que la fiction… 
 

Pendant trois ans, les réalisateurs de l’émission culte de la télévision belge Strip-Tease, Jean Libon et Yves Hinant, ont suivi Anne Gruwez, juge d’instruction à Bruxelles, dans son travail quotidien, au volant de sa 2-chevaux fatiguée ou dans son bureau croulant sous les dossiers : interrogatoires, enquêtes criminelles, visites de scènes de crimes…

Avec sa gouaille inimitable et son indéfectible franc-parler, cette juge qui s’emploie tous les jours à pulvériser le politiquement correct gère toute la misère humaine et les affaires les plus sordides dans son bureau sans jamais vaciller.

Aussi à l’aise avec les prostituées SM que les malfrats – qu’elle appelle ses « clients » et à qui elle ne serre jamais la main –, elle est capable de moucher les avocats quand il le faut, et bien sûr les caïds, qu’elle menace volontiers de plaquer au sol s’ils refusent de donner leur ADN, avec un sacré cran.
 

Jamais à court d’un bon mot, cette pimpante magistrate aux cheveux courts et grandes boucles d’oreilles, inépuisable usine à punchlines, nous fait rire même dans les situations les plus tragiques.

Un sommet : une scène d’exhumation de cadavre dans un cimetière, où, sous un parapluie rose et en pantalon camouflage, elle s’excuse de ne pas avoir apporté de fleurs.
 

Sous ses dehors fantasques, elle incarne néanmoins une justice à visage très humain, comme on n’a pas l’habitude de la voir. Un documentaire choc sur le crime, mais pas dénué d’espoir.

Comme l’a dit Anne Gruwez à la cérémonie des César, remerciant « ceux qui [nous] ont entourés » : « Ils ont un avenir grâce à nous, si nous le voulons avec eux. »
 

Ni juge, ni soumise, un documentaire de cinéma à découvrir dès le 6 mars sur CANAL+ et myCANAL