La Lune, objet de tous les mythes

Alors qu’on célèbre les cinquante ans de la conquête de notre satellite naturel, notamment à travers toute une série de documentaires à voir sur CANAL+, intéressons-nous de plus près à ce caillou qui suscite bien des fantasmes.

Bille luisant comme un phare dans la nuit, ce corps céleste est évidemment présent dans la plupart des mythologies et croyances folkloriques.

On y a toujours associé des divinités : Séléné chez les Grecs (d’où le nom de ses potentiels habitants, « Sélénites »), qui brille d’une lumière argentée, aux côtés d’Artémis et Hécate, Fati chez les Polynésiens, Nanna/Sîn chez les Mésopotamiens…

Pour ces derniers, le cycle de la Lune a une importance prépondérante dans le culte religieux. Comme chez les musulmans, qui utilisent un calendrier lunaire (avec des mois de 29 ou 30 jours), basé sur l’observation de la nouvelle lune à l’œil nu. 
 

La Lune, qui change de visage chaque soir, allant jusqu’à disparaître complètement, est en tout cas synonyme de transformation dans de nombreuses cultures.

Il paraît alors logique que les agriculteurs s’y soient intéressés, d’autant plus quand on pense à son rôle dans les marées.

Selon certains jardiniers, il faudrait tenir compte de son mouvement ascendant et descendant pour semer, planter, récolter… Des croyances qui divisent la communauté scientifique (et il en va de même pour les cheveux : on dit qu’il faut les couper en phase ascendante pour qu’ils poussent plus vite, ce qui n’a jamais été prouvé). 
 

À propos de phase, c’est sans doute celle de la pleine lune qui déchaîne le plus de passions : transformation de loups-garous et sabbats de sorcières, mais aussi, de manière moins farfelue, augmentation du nombre d’accouchements ou d’accidents…

On lui prête tout un tas de « vertus » qui, là encore, divisent les spécialistes.
 

Car en plus d’avoir une face cachée, la Lune a aussi un côté sombre. Dans le tarot de Marseille, ce n’est pas forcément une carte très positive : elle symbolise les profondeurs de l’inconscient, les peurs, la nostalgie…

Et reste une carte très mystérieuse représentant un objet non moins mystérieux, qui a passionné Plutarque comme Aristote, chacun ayant sa théorie sur la question (le premier y voyant la déesse Hécate, le second, une sphère lisse).

Deux mille ans plus tard, alors même qu’on l’a abondamment explorée et étudiée, elle continue de susciter des croyances bien tenaces.
 

Nuit La tête dans la lune, avec la Création Documentaire 8 jours, de la Terre à la Lune réalisée par Anthony Philipson, une coproduction BBC/PBS et CANAL+, en première partie de soirée, le 10 juillet sur CANAL+.