Clara Rojas, « l’otage oubliée » des FARC

Dans le documentaire Otage(s) de Michel Peyrard (à voir le 13 février), Clara Rojas, enlevée avec Ingrid Betancourt par les FARC en 2002, livre sa vérité.
Posté par Création Documentaire

On en a beaucoup moins entendu parler qu’Ingrid Betancourt et pourtant, Clara Rojas a vécu à peu près la même chose.

Cette juriste colombienne, directrice de la campagne présidentielle d’Ingrid Betancourt, a été enlevée par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) à ses côtés le 23 février 2002. Elle l’a suivie par solidarité, alors qu’elle allait être relâchée.

Clara Rojas avait alors 38 ans et elle pensait qu’étant « peu importante », elle ne resterait pas otage longtemps. Hélas, elle ne sera libérée que près de six ans plus tard, le 10 janvier 2008.
 

Dans la jungle, les conditions de détention sont aussi dures que l’on imagine.

Les relations entre otages sont très tendues. L’amitié entre Ingrid Betancourt et son ex-alliée ne survivra pas. Les deux camarades politiques prennent leurs distances, puis sont finalement séparées dans deux camps différents.

Personnalité indépendante, femme de caractère et pieuse, Clara Rojas a survécu tant bien que mal dans cet enfer. 
 

Une fois libérée, elle retrouve le petit Emmanuel qui est né pendant sa captivité. Cette naissance hors normes provoque une grande controverse en Colombie.

« Il y a eu des dégâts, des fractures, des plaintes, de l’incompréhension », explique Clara Rojas. Le retour est difficile, mais elle décide d’assumer, et refuse de céder à la rancœur ou à la haine. 
 

Devenue députée du Parti libéral, elle se recentre sur l’essentiel : son fils. Elle lui montre une image de femme qui va de l’avant.

Emmanuel, lui, a accueilli le pape en 2017 à l’aéroport de Bogota. L’enfant de la guerre est devenu un symbole de paix et d’espoir pour la Colombie.
 

Otage(s), une Création Documentaire, le 13 février sur CANAL+.