Bleues, un documentaire pour mieux connaître des joueuses trop discrètes

Alors que la Coupe du monde de football bat son plein, un documentaire (à voir sur myCANAL) se penche sur « l’autre » équipe française.

Des athlètes discrètes. Elles sont beaucoup moins sous le feu des projecteurs que leurs homologues masculins, que l’on voit partout, toute l’année, dans les médias, évoluer dans leur club respectif, même hors période de championnat.

Les Bleues, elles, sont des sportives très discrètes, que la France, dans la grande majorité, découvre seulement maintenant, à l’occasion de la Coupe du monde de football féminine, que la France accueille du 7 juin au 7 juillet.
 

Pourtant, elles ont le même rêve que l’équipe masculine – « être championnes du monde dans notre pays comme les garçons, ce serait trop beau » – et travaillent tout aussi durement.

Le documentaire Bleues se propose de suivre les joueuses de l’équipe nationale un an avant l’événement.

Chacune dans leur club (Lyon, Barcelone…), mais aussi ensemble, notamment au mythique centre de Clairefontaine, dans ce long marathon qu’est la préparation avant une Coupe du monde. 
 

Entre les matchs difficiles et entraînements de compétition, sous l’œil expert de la sélectionneuse Corinne Diacre, se dessine le portrait d’une équipe qui se construit peu à peu à travers ses joies et ses peines, faite de fonceuses qui ont toujours dû braver les obstacles (et aussi les critiques, voire la condescendance de certains commentateurs).

À commencer par le manque de notoriété de leur sport. « Ce n’était pas médiatisé, on ne voyait jamais de professionnelles à la télévision, on ne savait pas qu’il y avait la possibilité de faire ça » raconte l’attaquante Eugénie Le Sommer, 30 ans et enfin nouvelle star des stades, qui organise des stages de foot pour les petites filles. 
 

Face à la pression, chacune réagit à sa façon, de la timide Marie-Antoinette Katoto, 20 ans seulement, grand espoir du football français, qui prend confiance petit à petit, grâce à l’aide de ses camarades (mais qui ne sera pas sélectionnée pour le Mondial), à la plus expérimentée Sarah Bouhaddi, gardienne de but de 32 ans, qui préfère un stade hostile mais où il y a de l’ambiance à une audience polie : « On ne va pas se plaindre. »

Nous non plus : les Bleues ne déméritent pas dans cette compétition, et donnent des raisons d’y croire.
 

Bleues, Documentaire de Matthieu Darnon, sur myCANAL.