Xavier Dolan, le réalisateur précoce toujours célébré à Cannes

Posté par Rosario Ligammari le 20 Mai 2019
Dix ans après J'ai tué ma mère découvert à Cannes, Xavier Dolan revient avec Matthias et Maxime en lice pour la Palme d'or. Depuis son premier film, le réalisateur québécois a effectué un parcours sans faute. Petit récapitulatif.
Un garçon hors norme

Ce n'est plus un secret pour personne : Xavier Dolan est un garçon précoce. Il n'a pas attendu bien longtemps pour être intronisé dans la cour des grands. A vingt ans seulement, le réalisateur québécois sortait son premier long-métrage J'ai tué ma mère. Ce film, possédant tout de même un drôle de titre pour marquer une naissance cinématographique, a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs. A partir de là, le triomphe n'a pas été seulement cannois : on a parlé de sensation « Dolan » qui, par la suite, n'a pas été un feu de paille, loin de là. En plus de découvrir un jeune homme précoce plein de promesses, on y a vite détecté un stakhanoviste (qui plus est autodidacte) bourré de talents – « talents » à écrire au pluriel évidemment.

Un cinéaste prolifique

En plus de tourner à un rythme effréné (huit films en dix ans), Xavier Dolan se trouve – comme on dit – au four et au moulin. Et bien plus encore. Pour Les Amours imaginaires (2010), le Québécois était non seulement réalisateur mais aussi producteur, acteur et monteur. Y occupait-t-il encore une autre fonction ? Oui : c'est lui qui supervisait les départements des costumes et de la direction artistique. Un film de Xavier Dolan, c'est donc une œuvre portée de bout en bout par son auteur. Ce n'est d'ailleurs pas anodin s'il fait tatouer « L’œuvre est une sueur » sur sa jambe : en plus d'être une bonne définition de son travail acharné, la phrase est signée Jean Cocteau – un artiste qui, comme lui, possédait une large palette de talents. 

Et un parcours exemplaire

Son stakhanovisme s'avère payant. Le nombre de récompenses que Xavier Dolan a reçu est impressionnant – et il n'est même pas nécessaire de préciser « pour son âge ». Mais un trophée demeure particulièrement symbolique : celui de Mommy. En effet, en 2014, Dolan obtient le Prix du jury à égalité avec Jean-Luc Godard (pour Adieu au langage) comme une façon implicite (et involontaire) de placer Xavier Dolan au même rang que le cinéaste suisse lui aussi touche-à-tout de génie.

Dix ans plus tard, Xavier Dolan ne se repose toujours pas sur ses lauriers. Alors que Ma Vie avec John F. Donovan est encore en salles actuellement, le réalisateur québécois présente en compétition Matthias et Maxime – premier film qu'il réalise dans lequel il apparaît depuis Tom à la ferme (2014). Matthias et Maxime raconte l'histoire de deux garçons amis depuis belle lurette qu'un baiser à première vue banal va transformer : et l'amitié de devenir amour, peut-être... A partir de ce pitch, on peut déjà dégager deux thèmes qui jalonnent l’œuvre de Dolan depuis le début : la quête d'identité et l'homosexualité.

La première fois que Xavier Dolan est venu à Cannes, c'était il avait dix ans. Le réalisateur vient d'en avoir trente. Est-ce alors le moment de lui attribuer une Palme d'or ? Une chose est sûre : Palme ou non, le réalisateur québécois n'est pas prêt de s'arrêter là.

Réactions de fin de Projection
Montée des Marches
Interview de Xavier Dolan
Portrait de Xavier Dolan

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