Woman at War : un hommage à la nature et à l'Islande

Posté par Rosario Ligammari le 7 Mai 2019
Avec la fable Woman at War, Benedikt Erlingsson filme les splendeurs de la nature en Islande. En plus d'avoir été à plusieurs reprises un décor de films hollywoodiens, c'est encore la preuve que la terre de glace est un terrain fertile en nouvelles propositions cinématographiques. Un film proposé dans le cadre de la programmation spéciale Cannes sur CANAL+CINEMA.
Un drame léger à sensibilité écologiste

Dans Woman at War, la femme dont il est question se nomme Halla, et la guerre, c'est celle qu'elle mène contre l'industrie locale de l’aluminium qui détériore son pays ; son combat consiste à lutter pour préserver les Hautes Terres d’Islande. Jusqu'à ce qu'une petite orpheline fasse irruption dans sa vie... Woman at War a été applaudi à Cannes : le prix SACD de la Semaine de la Critique a récompensé de ce drame social la légèreté de son traitement ; grâce à l'humour froid dont il fait preuve, le film n'est jamais pontifiant. Comme dans Des Chevaux et des Hommes (2014) Benedikt Erglingsson raconte comment l'être humain tente de dominer la nature. Quel meilleur décor que l'Islande – qui est aussi un personnage à part entière – pour illustrer le propos ?

L'Islande, un décor de cinéma idéal

État insulaire petit par sa population (environ 320 000 habitants), L'Islande est grande – et splendide – par l'étendue de ses paysages. Le James Bond Meurs un autre jour (Lee Tamahori, 2002) ou Batman Begins (Christopher Nolan, 2005) ont été tournés dans ce décor ; de même pour quelques longs-métrages à caractère post-apocalyptique comme Prometheus (Ridley Scott, 2012) ou Interstellar (Christopher Nolan, 2014). En résumé, l'Islande apporte une nouvelle bouffée d'oxygène au cinéma : comme Halla dans Woman at War, il faut en préserver la beauté naturelle. Mais qu'en est-il de son industrie cinématographique à proprement parlé ?

Le cinéma islandais en pleine ascension

En plus d'imposer Benedikt Erglingsson comme un auteur à suivre, Woman at War replace L'Islande dans le paysage du cinéma mondial. Si le cinéma islandais est étroitement lié la nature, ce qui définit son identité, c'est sa nature artisanale. En 1987, l'Icelandic Film Corporation, fondée par le réalisateur Friðrik Þór Friðriksson donne une nouvelle naissance – surtout une visibilité croissante – à la terre de glace. Question chiffres, une dizaine de films y est produit par an. Depuis quelques années, en plus de Friðrik Þór Friðriksson, plusieurs réalisateurs exportent leurs créations : Baltasar Kormákur et Everest (2015), Dagur Kari et L'Histoire du géant timide (2016), Hafsteinn Gunnar Sigurosson et Under The Tree (2018)... Et, bien sûr, Benedikt Erlingsson. Un cinéma qui ne nous laisse pas de glace. 

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