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SCARY MOVIE 6 : mais au fait, d'où vient le WAZAAA ?

SCARY MOVIE est de retour au cinéma le 3 juin 2026 en France, vingt-six ans après le premier film. Anna Faris, Regina Hall, Marlon Wayans et Shawn Wayans reforment le "Core Four" originel face à un tueur masqué toujours aussi imprévisible. Et pour fêter ça, ils n’ont pas hésiter à ressortir le cri le plus culte des années 2000 : le WAZAAA (ça vaaa en version française).

De Budweiser à SCARY MOVIE : la naissance d'un cri légendaire

Tout commence le 20 décembre 1999, lors d'un Monday Night Football américain. La marque Budweiser diffuse pour la première fois un spot publicitaire signé DDB Chicago, inspiré d'un court-métrage du réalisateur Charles Stone III : une bande de potes se téléphonent pour se lancer des "Whassup ?" (le fameux WAZAAA pour le public français) de plus en plus prolongés et déformés. En quelques semaines, la campagne devient un phénomène planétaire. Le WAZAAA remplace presque le "allo" dans les cours de récré, les émissions télé, et bien sûr, le cinéma.

SCARY MOVIE, sorti en 2000, est l'un des premiers films à s'en emparer, avec Marlon Wayans qui étire le cri jusqu'à l'absurde au téléphone face au tueur masqué, dans un gag qui finit d'enterrer toute prétention au réalisme. Ce que peu de gens savent, c'est que le WAZAAA appartient à une catégorie très particulière dans l'histoire de la pop culture : les cris qui ne viennent pas du cinéma, mais que le cinéma a rendus immortels. Comme le "Yippee-ki-yay" de Bruce Willis dans PIÈGE DE CRISTAL (1988), ou le "Hasta la vista, baby" d'Arnold Schwarzenegger dans TERMINATOR 2 LE JUGEMENT DERNIER (1991), le WAZAAA est entré dans le langage commun par une porte dérobée, celle de la parodie, avant de s'y installer définitivement.

Budweiser lui-même a repris le cri à deux reprises : d'abord en 2008, avec un spot pro-Obama signé Charles Stone III réunissant le casting original, puis en 2020 en partenariat avec Uber Canada pour une nouvelle campagne. Mais c'est SCARY MOVIE qui en a fait une scène de cinéma à part entière. Et c'est la même saga, vingt-six ans plus tard, qui s'en ressert, ce qui est assez unique.

Un casting de retour, une pop culture à atomiser

Ce sixième opus réunit un casting que les fans de la première heure n'espéraient plus vraiment : Anna Faris en Cindy Campbell, Regina Hall en Brenda Meeks, Marlon Wayans en Shorty et Shawn Wayans en Ray. On retrouve aussi Cheri Oteri, Chris Elliott, Dave Sheridan, Lochlyn Munro et Jon Abrahams, soit quasiment l'intégralité du casting original. Michael Tiddes assure la réalisation, sur un scénario coécrit par Marlon Wayans, Shawn Wayans, Keenen Ivory Wayans, Craig Wayans et Rick Alvarez.

Personne n'est à l'abri. SCARY MOVIE 6 s'attaque frontalement à GET OUT, SINNERS, LONGLEGS, HERETIC, SMILE, M3GAN, THE SUBSTANCE, HALLOWEEN, SCREAM, TERRIFIER 3 et même au biopic MICHAEL, avec Kenan Thompson dans le rôle de Michael Jackson. En France, Canal+ a demandé à Anna Faris et Shawn Wayans de reprendre le WAZAAA en version française, tandis que Nabilla et Marlon Wayans se sont retrouvés dans une vidéo qui fait s'affronter le "Wazaaa" des années 2000 et le célèbre "Allô" de l'influenceuse, né en 2010 dans LES ANGES DE LA TÉLÉ-RÉALITÉ. Deux cris cultes qui n'auraient jamais dû se croiser.

Aux Etats-Unis, la promo pousse le délire encore plus loin : le film s'est offert un seau à popcorn collector en forme de bong, avec maïs à la place de l'herbe et beurre en guise de résine, déjà qualifié d'"objet culte de l'été" par la presse américaine spécialisée. La stratégie marketing très décomplexée comprend également un partenariat officiel avec la marque de vaporisateurs PAX : un modèle en édition limitée, gravé du logo SCARY MOVIE et du masque Ghostface, vendu 250 dollars. La marque a même produit une mini-série parodique en quatre épisodes intitulée "Don't Kill, Just Chill", écrite et interprétée par la comédienne Justine Marino, dans laquelle Ghostface traverse des situations de manière très zen.

Preuve que SCARY MOVIE 6 n'a pas perdu son talent pour transformer n'importe quelle absurdité en moment de pop culture immédiatement partageable. Alors, vingt-six ans plus tard, est-ce qu'on crie encore WAZAAA dans les salles obscures ? Réponse le 3 juin.