Que voir au cinéma la semaine du 3 juin 2026 ?
Cannes à peine terminé, les salles reprennent leur rythme de croisière avec une semaine bien fournie : un film de guerre français, une suite de parodie très attendue, un drame carcéral venu de Venise, un premier film de body horror sur l'adolescence et une comédie légère pour finir en douceur.
LA BATAILLE DE GAULLE : L'ÂGE DE FER d'Antonin Baudry
Juin 1940. La France signe l'armistice, et un général que personne ne connaît encore refuse de plier. Simon Abkarian incarne cet homme seul qui s'envole vers Londres sans armée ni soutien, convaincu que rien n'est joué. Présenté en hors-compétition à Cannes, le film d'Antonin Baudry fait le pari du grand récit historique : montrer comment une conviction folle, et quelques résistants de l'ombre, peuvent faire mentir l'Histoire.

SCARY MOVIE 6 de Michael Tiddes
Anna Faris et Regina Hall sont de retour, et les frères Wayans reprennent la plume pour la première fois depuis le deuxième volet. Le programme est chargé : SINNERS, GET OUT, THE SUBSTANCE, SMILE ou encore LONGLEGS vont tous y passer, sans oublier SCREAM, référence incontournable de la saga depuis le début. Pour les fans qui attendaient ce sixième opus depuis vingt-six ans, ou pour ceux qui veulent simplement passer un bon moment.

L'AFFAIRE ZANETTI de Leonardo Di Costanzo
Elisa a tué sa sœur, elle purge sa peine depuis dix ans et dit n'avoir presque aucun souvenir du crime. Quand un criminologue spécialisé dans les crimes familiaux commence à la rencontrer en prison, les souvenirs remontent lentement. Présenté à la Mostra de Venise 2025, ce drame helvéto-italien porté par Barbara Ronchi et Roschdy Zem s'intéresse moins au crime qu'à ce qui précède et ce qui suit : la mémoire, la culpabilité, et la possibilité de se reconstruire.

THE PLAGUE de Charlie Polinger
Grand Prix et Prix de la critique au Festival de Deauville 2025, THE PLAGUE s'ouvre sur un décor d'été banal : un camp de water-polo, des ados, une hiérarchie qui se met en place. Sauf qu'au sein du groupe règne une tradition cruelle, désigner un "porteur de la Peste", et Ben, douze ans, va devoir choisir son camp. Charlie Polinger signe un premier film de body horror âpre sur la lâcheté ordinaire et la contagion sociale, où ce qui commence comme un jeu d'enfants finit par ressembler à quelque chose de beaucoup plus sombre.

ANNA ET LES ENFANTS de Diane Clavier
Après des années à écrire pour des séries comme MERCI, LES ENFANTS VONT BIEN ou FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA, Diane Clavier passe à la réalisation avec une comédie portée par Camille Chamoux. Son personnage, Anna, est atteinte d'une phobie rare : la phobie des enfants. Ça n'est pas qu'elle n'aime pas les enfants, c'est juste qu'elle en a peur. Quand elle retombe amoureuse de l'ex de sa vie, tout va pour le mieux, jusqu'au jour où elle découvre qu'il a deux enfants, et qu'elle va devoir rester seule avec eux. Alban Lenoir, Olivia Côte, Fred Testot et Estéban complètent le casting de ce qui s'annonce comme la comédie feel-good de ce début d'été.

