PRIS AU PIÈGE - CAUGHT STEALING : c'est quoi ce thriller violent avec Austin Butler ?
Avec PRIS AU PIÈGE - CAUGHT STEALING, Darren Aronofsky délaisse le drame torturé façon REQUIEM FOR A DREAM pour signer un polar ultra violent, crade et étonnamment fun, entre Tarantino et les frères Coen dans le New York des années 1990. Austin Butler y incarne un looser embarqué malgré lui dans une spirale de braquages, de bastons sanglantes et de gangsters barges, dans un film à voir absolument sur CANAL+ et le petit bonus, c’est que vous y retrouverez aussi la star du Super Bowl : Bad Bunny.
PRIS AU PIÈGE : Austin Butler, un loser magnétique traqué par tout New York
Dans PRIS AU PIÈGE - CAUGHT STEALING, Austin Butler campe Hank Thompson, ancien prodige du baseball devenu barman paumé dans un bouge de l’East Village, à qui un voisin punk demande simplement de garder son chat. Très vite, Hank se retrouve poursuivi par des mafieux russes, des truands juifs orthodoxes et des flics pas nets, tous obsédés par une mystérieuse clef dont il ne comprend même pas l’importance. Austin Butler est un innocent dépassé, qui encaisse coup sur coup dans une véritable descente aux enfers.
Autour de Butler, Darren Aronofsky aligne un casting cinq étoiles : Zoë Kravitz en petite amie paramédical courageuse, Matt Smith en voisin punk halluciné, Regina King en enquêtrice déterminée, Liev Schreiber et Vincent D’Onofrio en gangsters glaçants, sans oublier Bad Bunny en caïd imprévisible. Ce mélange de stars hollywoodiennes, de visages de séries cultes et d’icônes musicales donne au film une énergie pop et très actuelle.
PRIS AU PIÈGE - CAUGHT STEALING a été tourné à New York, notamment en studio à Brooklyn et en décors naturels dans l’East Village, Coney Island et Brighton Beach, pour reconstituer le New York de la fin des années 1990 et l’atmosphère underground de l’époque. Austin Butler a raconté à de nombreuses reprises avoir passé des nuits entières à filmer dans l’East Village et à dormir sur le plateau, signe d’un tournage très immersif et éprouvant. La bande-son confiée au groupe post‑punk britannique IDLES donne un rythme nerveux au film clairement inspiré d’AFTER HOURS de Martin Scorsese, dont il reprend le principe d’une nuit qui part totalement en vrille pour un héros qui n’a rien demandé.

Aronofsky, Austin Butler et Bad Bunny lâchent les chevaux : violence, humour noir et pur cinéma de genre
Avec PRIS AU PIÈGE - CAUGHT STEALING, Aronofsky quitte ses drames psychologiques comme THE WRESTLER ou BLACK SWAN pour signer un thriller d’action déjanté. Le cinéaste joue avec les codes du film de gangsters, du polar noir et de la comédie criminelle pour offrir un spectacle nerveux, souvent hilarant, mais jamais tiède. La violence, très frontale notamment à travers une scène de passage à tabac d’une brutalité rare qui marque un tournant pour le personnage d’Hank. Un choix que le réalisateur Darren Aronofsky assume totalement refusant de rendre sexy la violence.
Dans PRIS AU PIÈGE - CAUGHT STEALING, Bad Bunny profite de son rôle de Colorado pour prolonger l’image d’artiste engagé qu’il s’est construite bien au‑delà de la musique et que le monde a découvert depuis son show explosif au Super Bowl et ses prises de position publiques contre Donald Trump et contre les politiques méprisant Porto Rico. Ici, il campe un gangster portoricain glaçant, symbole d’un pouvoir brutal et corrompu, comme un écho à ses performances scéniques où il dénonçait déjà les abus de pouvoir et les injustices subies par les siens. En l’intégrant à cet univers de polar, Darren Aronofsky récupère cette aura politique et pop.
Quant à Austin Butler, il enchaîne depuis ELVIS des choix de rôles très physiques, sombres et intenses, qui confirment son virage vers un cinéma d’auteur. Après avoir explosé en Elvis Presley pour Baz Luhrmann, il avait enchaîné avec un guerrier féroce dans DUNE : DEUXIÈME PARTIE, un biker borderline dans THE BIKERIDERS et un gourou de secte radical dans EDDINGTON avant de plonger dans PRIS AU PIÈGE. Côté avenir, on a hâte de le découvrir dans ENEMIES, un film d’action tourné à Chicago aux côtés de Jeremy Allen White confirmant son installation durable comme nouvelle star du cinéma de genre hollywoodien.
