Pour incarner LE COMTE DE MONTE-CRISTO, Pierre Niney a repoussé ses propres limites
Pour incarner le Comte de Monte Cristo, l'acteur Pierre Niney a appris l'équitation et l'escrime, pris des cours d'apnée et passé près de 150 heures au maquillage afin de rendre sa transformation physique crédible. LE COMTE DE MONTE-CRISTO est disponible sur Ciné+OCS.
Pierre Niney toujours prêt à relever des défis
Depuis ses débuts dans NOS DIX HUIT ANS et LOL, Pierre Niney a fait du chemin Amateur de challenge, l’acteur français, qui est aussi passé par la Comédie Française, a toujours mis un point d’honneur à n’accepter que des rôles exigeants et variés : on le croise aussi bien dans des comédies, comme VINGT ANS D'ECART aux côtés de Virginie Efira, que dans des biopics (YVES SAINT LAURENT, qui lui a valu son César, ou l’autobiographie fictionnelle LA PROMESSE DE L'AUBE, dans lequel il incarnait Romain Gary) et des thrillers (BOÎTE NOIRE, UN HOMME IDEAL).
Une filmographie éclectique, placée sous le signe de la réinvention, que Pierre Niney assume pleinement. “Je n’ai jamais imaginé ce métier comme un lieu où je devrais choisir une paroisse” explique-t-il. “Je peux travailler avec des gens aussi différents que Nicole Garcia ou François Ozon, puis tourner un gros film comme Le Comte de Monte-Cristo. C’est mon plaisir d’acteur et de spectateur.”

Comment rendre la transformation crédible ?
Incarner le Comte de Monte Cristo semblait donc une suite logique pour l’amateur de défis qu’est Pierre Niney. Le premier challenge du film ? Rendre crédible à l’écran la transformation du personnage, dont l’histoire s’étale sur vingt ans. “On est la première version de Monte Cristo a vraiment aller au bout de cette idée : se transformer réellement pour vraiment tromper son entourage” résume-t-il. “On a travaillé sur des nuances assez ténues, dans le regard... C’était très intéressant à faire”.
Pour mener à bien cette transformation, Pierre Niney a aussi passé près de 150 heures au maquillage. “Je n'ai jamais passé autant de temps sur une chaise de ma vie, je pense avoir refait toute ma scolarité en un tournage”, plaisante-t-il. “C'était colossal. Mais c'était tout le projet !”. Prothèses, vieillissement… L’équipe du film a tout donné pour offrir aux spectateurs une évolution physique à la fois marquante et réaliste.

Un tournage physique
Enfin, pour tenir la cadence de ce film de cape et d’épée exigent, Pierre Niney a aussi dû se mettre à niveau physiquement. En premier lieu, l’acteur français, qui n’était jamais monté à cheval auparavant, a dû apprendre les bases de l’équitation. "J’ai aussi pris pas mal de cours d’escrime, notamment avec Bastien Bouillon, qui joue Fernand de Morcerf, pour éviter qu’on ne se mette un coup de lame dans l’œil dès la première minute !" note-t-il.
Mais la partie la plus corsée du tournage reste peut-être sa scène sous-marine, dans laquelle, ligoté dans un sac lesté et jeté à l’eau, son personnage parvient à se libérer. “Pour la crédibilité de la scène d’évasion, j’ai pris des cours d’apnée avec Stéphane Mifsud, champion du monde d’apnée statique, pour pouvoir jouer le plan du sac qui coule dans la continuité. C’était sans doute le plus flippant et excitant des défis du film” analyse-t-il. “Il y a un moment où je me suis dit : Est-ce bien raisonnable ? La première réaction de Pathé en recevant les rushs a été « Rassurez-nous : Vous n’avez pas fait faire ça pour de vrai à Pierre ? ».

