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PILLION : comment une star d'HARRY POTTER s’est retrouvée au cœur d’une romance BDSM ?

S’il est présenté comme un film romantique, PILLION en casse assurément tous les codes. Présenté à Cannes en mai dernier, ce long métrage britannique s’intéresse à une relation amoureuse… dans l’univers BDSM ― un pari rare et audacieux pour un récit grand public. Autre surprise, on retrouve au casting Harry Melling, célèbre pour son rôle de Dudley Dursley dans la saga HARRY POTTER.

PILLION : une romance BDSM qui repense les codes du genre

Écrit et réalisé par Harry Lighton et adapté du roman Box Hill d’Adam Mars-Jones, PILLION, présenté en première mondiale dans la section Un Certain Regard à Cannes en mai dernier, s’intéresse à la trajectoire de Colin, un jeune homme introverti qui encontre Ray, le séduisant et charismatique leader d'un club de motards. Ray va l'introduire dans sa communauté et faire de lui son soumis...

Après sa présentation à Cannes, PILLION a été salué pour son scénario, la justesse de ses personnages et sa représentation sensible d’une dynamique de domination-soumission entre deux hommes, mêlant humour, émotion et sexualité. Colin et Ray, les deux personnages centraux, découvrent ensemble les nuances d’un lien de dominé-dominant, et abordent les motifs de la confiance, des attentes, tout comme de l’assertion d’une identité au sein d’une relation intime.

De Dudley à Colin : la transformation étonnante de Harry Melling

Après avoir littéralement grandi sous les projecteurs du fait de sa participation à la saga HARRY POTTER, Harry Melling entreprend aujourd’hui un tournant audacieux avec PILLION. Il y incarne Colin, jeune homme réservé qui se trouve plongé dans une relation BDSM avec Ray, un motard charismatique joué par Alexander Skarsgård. L’acteur revient sur ce choix inattendu : « J’ai longtemps été associé à Dudley, ce personnage excessif et presque caricatural. Avec Colin, je voulais explorer la fragilité, la retenue, et cette quête d’identité que l’on traverse tous à un moment donné. » Conscient de l’image « familiale » qui lui colle encore parfois à la peau, il assume pleinement ce virage artistique :« Ce film parle de sexualité, oui, mais surtout de consentement et de communication. Il ne s’agit pas de provocation gratuite. Il s’agit de deux personnes qui essaient de comprendre ce dont elles ont besoin. »

Pour préparer le rôle, Harry Melling raconte avoir échangé avec des membres de la communauté BDSM afin d’éviter toute caricature : « J’ai réalisé à quel point tout repose sur la parole et les limites clairement définies. C’est paradoxalement l’un des environnements les plus structurés et respectueux que j’aie découverts. » Dans PILLION, le BDSM devient ainsi un véritable territoire d’exploration intime, interrogeant la manière dont deux individus se redéfinissent à travers le pouvoir, le désir et l’attachement. Un pari audacieux, porté par des interprètes prêts à bousculer leur image — et les attentes du public.

PILLION de Harry Lighton, en salle le 4 mars.